Moins d'emplois, une production réduite et des usines revues, voici le plan de Renault

Le groupe Renault a présenté ce vendredi un "ajustement d’effectifs nécessaire pour permettre un retour à une croissance rentable et durable". ©Photo News

Renault présente un plan lui permettant quelque 2 milliards d'euros d'économies en trois ans. Objectif: renforcer la résilience du groupe. Ce plan lui coûtera 1,2 milliard d'euros. A l'annonce de ce plan, l'action Renault s'affichait en recul.

Renault dévoile son plan tant attendu censé permettre de "renforcer la résilience" du groupe. Jeudi soir, les syndicats annonçaient déjà que 15.000 emplois passeraient à la trappe à l'échelle mondiale. Il n'y a toutefois aucun détail concernant l'impact de ce plan sur les activités belges. En Belgique, Renault emploie quelque 220 personnes.

Ce vendredi, le groupe parle d'un "ajustement d’effectifs nécessaire pour permettre un retour à une croissance rentable et durable". Il est question de "reconversion, de mobilité interne et de départs volontaires". La réduction de 4.600 emplois en France et quelque 10.000 dans le reste du monde s'étalera sur 3 ans.

1,2 milliard
d'euros
Renault annonce que le coût de ce plan est fixé à 1,2 milliard d'euros.

Que prévoit par ailleurs ce plan?

L'objectif est de réaliser une économie de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans et "de constituer les bases d'une nouvelle compétitivité". Il tend aussi à poser les bases du développement "pérenne" du Groupe Renault.

• Grâce à une relation renforcée au sein de l'Alliance, formée avec Nissan et Mitsubishi, Renault espère améliorer l'efficacité de son ingénierie (rationalisation de la conception des véhicules et optimalisation des ressources). Cela devrait permettre 800 millions d'euros d'économies. 

À l'arrêt de la production de la Zoe, après 2024, l'usine de Flins sera reconvertie avec l'intégration de l'activité de recyclage des pièces de Choisy-le-Roi.

• L'optimalisation de l'outil industriel est aussi à l'agenda. Pour les usines françaises, au devant de l'actualité depuis quelques semaines, Renault lance la réflexion et la concertation avec les syndicats.
→ Pour Douai et Maubeuge, il serait question de créer un centre d'excellence dans les véhicules électriques et utilitaires légers. 
→ Pour Dieppe, il serait question d'une "reconversion" à la fin de la production de l'Alpine.
→ Pour Flins, il est question de l'arrêt de la production de la Zoe après 2024. L'usine serait reconvertie et récupérerait l'activité du site de Choisy-le-Roi active dans le recyclage de pièces. Choisy sera le seul site français qui fermera.
→ L'avenir de la Fonderie de Bretagne serait aussi en question. Son directeur affirme toutefois qu'il n'est pas question de fermeture.

Cette optimalisation devrait permettre 650 millions d'économies.   

Au Maroc et en Roumanie, les projets d'augmentation de la capacité sont suspendus. À l'échelle mondiale, la capacité de production est revue à la baisse de 4 millions en 2019 à 3,3 millions d'ici 2024. 

• Une optimalisation des frais généraux et de marketing via notamment une digitalisation des procédures devrait permettre 700 millions d'économies.

• Un recentrage sur les activités clés est aussi à l'ordre du jour.

Renault annonce, par ailleurs, dans un communiqué que le coût de ce plan est fixé à 1,2 milliard d'euros. 

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