Nissan songe-t-il à se retirer de Mitsubishi?

Une vente des 34% détenus par Nissan dans Mitsubishi pourrait être un prélude à une révision de l'alliance incluant également Renault. ©EPA

Le groupe Nissan réfléchirait à la vente totale ou partielle de la part de 34% qu'il détient dans Mitsubishi. Ces spéculations ont brièvement pesé sur le titre Mitsubishi Motors qui a finalement clôturé à + 2,53%. L'action Nissan, elle, a grimpé de 5,44%.

La grande alliance automobile créée par Carlos Ghosn est-elle sur le point de voler en éclats? Selon certaines sources bien informées, des discussions seraient menées au sein de Nissan ; des discussions qui redessineraient considérablement l'alliance. Le japonais envisagerait, en effet, de vendre la totalité ou une partie des 34% qu'il détient dans Mitsubishi Motors Corporation.

Mitsubishi, une première étape?

L'inquiétude grandit au sein de Nissan face à une très lente reprise une fois la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus passée. Néanmoins, certains observateurs avancent que ce retrait serait une première étape d'un examen plus large sur l'avenir de l'alliance tripartite qui inclut également le français Renault .

"Le constructeur automobile continuera à collaborer au sein de l'alliance."
Mitsubishi

D'après Bloomberg, une des pistes envisagées serait la quête d'acquéreurs potentiels parmi lesquels pourraient figurer d'autres actionnaires de Mitsubishi Motors, comme Mitsubishi Corporation.

"Il n'y a aucun projet de changement dans la structure capitalistique de Mitsubishi", déclare toutefois Nissan dans un communiqué transmis par courriel. De son côté, Mitsubishi affirme qu'il n'y a aucune discussions en cours sur la structure de son capital. "Le constructeur automobile continuera à collaborer au sein de l'alliance."

L'alliance de Ghosn

Carlos Ghosn, architecte de l'alliance, avait sauvé Mitsubishi, en 2016, avec un investissement de 2,3 milliards de dollars et une invitation à rejoindre l'alliance. L'homme projetait de créer un empire automobile capable de détrôner Toyota Motor Corp. et Volkswagen du titre de plus grands producteurs d'automobiles au monde.

La donne a changé le 19 novembre 2018, lorsque le président et son bras droit, Greg Kelly, ont été accusés d'irrégularités et arrêtés à Tokyo. Depuis, les tensions sont apparues entre Renault et Nissan. En mai dernier, une nouvelle structure opérationnelle a même été décidée.

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