Nouvelle aventure électrique pour les actionnaires liégeois de Spark Racing

©Spark Racing Technology

Les fondateurs de la Formula E se lancent dans une nouvelle compétition hors du commun de 4x4 électriques. Spark Racing Technologies, détenue à 25% par les Liégeois de Sodaphi, va fournir les bolides.

Après les Formule 1 électriques qui se disputent des courses dans les centres-villes de la planète, une nouvelle discipline électrique, l’"Extrême E", va voir le jour en 2021. Il s’agit d’un championnat de 4x4 électriques dont tout le matériel sera transporté en bateau aux quatre coins du monde.

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Quand Alejandro Agag, ancien député européen et CEO de la Formula E avait lancé le championnat de Formule 1 électrique il y a 5 ans, beaucoup l’avaient pris pour un fou. Aujourd’hui, une majorité des grands groupes automobiles ont des billes ou vont en avoir dans la discipline. Le plus souvent avec une écurie estampillée du logo de marques prestigieuses comme Jaguar, BMW, Audi, Nissan, DS et bientôt Porsche ou Mercedes.

Le nouveau pari d’Alejandro Agag est donc à prendre au sérieux. L’Extrême E devrait débuter en 2021 et consistera en un championnat de cinq courses de SUV 100% électriques. Les courses auront lieu dans des endroits de la planète menacés par le réchauffement climatique: l’Amazonie souffrant de déforestation, l’Arctique menacé par la fonte de la banquise ou un atoll mis en danger par la montée des eaux. Cela sera complété par une course dans le Sahara et une autre dans l’Himalaya.

Film en fin de saison

Une aventure relativement incroyable, car aucun résultat ne sera communiqué avant la fin de la saison. Le tout ne sera diffusé qu’en fin de saison dans un film réalisé par Fisher Stevens, le réalisateur proche de Leonardo DiCaprio.

Cette aventure est en tout cas une bonne nouvelle pour le groupe liégeois Sodaphi. Actionnaire à 25% dans Spark Racing Technology, il profite en plein du succès de la Formula E. La deuxième génération de bolides électriques est en effet griffée Spark Racing qui fournit les bolides à toutes les équipes du paddock. Les batteries sont fournies par McLaren et le groupe motopropulseur est laissé aux écuries.

©Spark Racing Technology

C’est le même business model qui est prévu pour l’Extrême E. Même si pour l’instant, les équipes de Spark n’en sont qu’au stade du prototype. "Je suis content, ça nous fait un nouveau contrat en plus. On commence à avoir une certaine expertise dans les châssis et l’intégration des systèmes", pointe Alexandre Dallemagne, CEO du groupe Sodaphi. Il est ravi des progrès des équipes de Spark et de la collaboration qui s’étoffe avec McLaren. "Je ne peux qu’admirer ce qu’Alejandro fait", ajoute-t-il. Il est particulièrement fan de cette idée de bateau qui va transporter tout le matériel à travers le monde à la place d’avions. "Toute une symbolique", dit-il.

Reste à voir quelles seront les partenaires au départ de ce nouveau championnat qui comptera 12 équipes. Les voitures s’affronteront deux par deux sur des parcours hors-piste avec un format par élimination directe. Pas de tracé défini non plus, mais des points de passage obligatoires.

De nombreux constructeurs automobiles ont (ou vont bientôt avoir) des SUV électriques en gamme. La possibilité pour les constructeurs d’"habiller" les voitures fournies par Spark pourrait en intéresser plus d’un. Quant aux participants privés, une voiture leur sera fournie.

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