Opel Anvers: la FGTB poussera le projet des Chinois

Jeudi était le jour des grandes manœuvres syndicales sur le site d’Opel Anvers.

Trois jours après l’annonce par GM de l’échec des négociations avec les différents candidats à une reprise, la FGTB a tenu à mettre les points sur les i: "La maison mère n’a rien fait pour nous offrir un avenir. Mais attention, cette usine nous appartient. Pas un écrou, pas une vis ne sortira des hangars sans une reprise des négociations. Si GM nous envoie ses huissiers, nous ferons barricades", expliquait un communiqué envoyé à la presse peu après la fin de la concertation sociale.

Les syndicats d’Opel Anvers menacent de faire grève, à partir de lundi, dans le cas où le CEO d’Opel Nick Reilly — qu’ils rencontrent ce vendredi — refuse de leur offrir une dernière chance de rechercher un plan B.

"Les actions pourront être des réunions d’information ou encore des arrêts de travail dans toutes les usines européennes", précisait hier Rudi Kennes pour la FGTB.

Le syndicaliste indiquait également avoir eu un contact jeudi avec les deux derniers candidats déclarés pour une reconversion du site, hors Geely. "La piste menant à un repreneur américain est totalement abandonnée. Ses dirigeants ont confirmé jeudi qu’ils étaient hors course. Mais le plan des Chinois tient toujours. Ils veulent être clients et construire des Astra à Anvers. GM doit donner son autorisation."

En cas de reprise par "les Chinois", le site d’Anvers conserverait 1.000 ouvriers pour assembler 150.000 Astra destinées au marché chinois.

Les plans pour une poursuite de l’activité, une fois la commande livrée, restent par contre peut clairs.

Du côté des syndicats, on évoque le lancement d’un "nouveau produit" assemblé pour l’Europe occidentale, mais d’autres sources font état du risque de voir partir, par bateau, l’usine pièce par pièce...

Dans leur première offre, "les Chinois" — dont l’identité est toujours masquée sous le nom de code "Red" — auraient fait la demande auprès du gouvernement flamand pour un financement à hauteur de 800.000 euros. "Cette demande n’existe plus, hormis des petits subsides bien précis. Le groupe est parvenu à débloquer des fonds propres", indiquait en soirée Rudi Kennes à nos collègues du "Tijd".

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