Perquisitions visant Mitsubishi en Allemagne dans le cadre du dieselgate

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La justice allemande a effectué mardi 10 perquisitions dans le cadre d'une enquête pour "fraude" concernant des moteurs diesel installés sur des voitures Mitsubishi.

La justice allemande, qui enquête sur le Dieselgate, a effectué mardi une série de perquisitions concernant des voitures du groupe japonais Mitsubishi Motors, dont le titre a chuté ce mercredi à la Bourse de Tokyo: son action chutait de près de 4% à 436 yens vers 15H20. Dix sites, dont des locaux du constructeur nippon, ont été visités dans le cadre de l'enquête pour "fraude" sur les niveaux de pollution de moteurs diesel truqués.

Le scandale, qui a été surnommé "Dieselgate", a déjà éclaboussé plusieurs groupes allemands et internationaux ces dernières années. "Il existe le soupçon" que des moteurs diesel installés dans "des voitures de la marque Mitsubishi" soient "équipés d'un logiciel" les faisant apparaître moins polluants lors de tests que dans la circulation réelle, a expliqué le parquet de Francfort.

L'allemand Continental, deuxième équipementier mondial, et le japonais Denso ont également vu leurs sites être visés par des perquisitions. Le titre Denso (entreprise au tiers détenue par le groupe Toyota) lâchait 1,88% à 4.909 yens vers 15H20 à Tokyo.

Mitsubishi Motors, Continental et Denso ont tous assuré qu'ils coopéraient avec les enquêteurs. Les perquisitions s'inscrivent dans le vaste scandale des moteurs diesel truqués qui a éclaté en 2015, quand le constructeur allemand Volkswagen a avoué avoir équipé 11 millions de véhicules de logiciels capables de fausser le niveau des émissions.

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