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Plastic Omnium investit 50 millions à Bruxelles

Le stand Plastic Omnium au salon de l'auto de Paris en 2016 ©AFP

L’équipementier automobile y emploiera à terme 200 ingénieurs pour travailler sur les nouvelles énergies.

Belgique, terre d’innovation pour Plastic Omnium. L’équipementier automobile français aux mains de la famille Burelle (36e fortune de France, selon l’hebdo Challenges) va ouvrir dans le pays un centre de recherche fondamentale dédié aux nouvelles énergies, tient-on à bonne source. Coût total de l’investissement: quelque 50 millions d’euros.

Dénommé Deltatech, ce futur haut lieu de l’innovation sera amené à travailler sur "les piles à combustible et la propulsion à hydrogène pour une nouvelle division du groupe", détaille Philippine de Schonen, directrice des relations investisseurs de l’entreprise, interrogée sur ce développement.

Au total, 150 ingénieurs y travailleront dès son inauguration "début 2019", nombre qui pourrait monter jusqu’à environ 200 à terme. "Les travaux ont déjà commencé", nous dit-on, quand 800.000 euros avaient déjà été investi à la fin 2017.

Sur le campus Solvay?

Où ce centre verra-t-il le jour? Motus pour l’heure du côté de Plastic Omnium, mais une recherche rapide semble indiquer Neder-Over-Heembeek, où l’entreprise occupe déjà des bureaux sur le campus du groupe de chimie belge Solvay.

"La construction a déjà commencé. Nous y travaillerons sur des solutions liées aux nouvelles énergies."
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Une localisation symbolique, qui rappelle les activités de sa filiale Inergy Automotive Systems, ex-joint-venture constituée en décembre 2000 avec Solvay, reprise dix ans plus tard par Plastic Omnium. Aujourd’hui, la division se positionne comme le numéro un mondial des systèmes à carburant, équipant un véhicule sur quatre produit dans le monde, selon ses chiffres, et employant 7.000 collaborateurs actifs de par le globe.

Appétit belge marqué

Mais il ne faudrait y voir un simple reliquat du passé, car l’appétit de Plastic Omnium pour les entreprises belges s’est encore manifesté pas plus tard qu’en fin d’année dernière, lorsque le plasturgiste a mis la main sur Optimum CPV, société limbourgeoise opérant dans la conception et la production de réservoirs en composite filamentaire pour le stockage à haute pression de l’hydrogène, firme acquise pour un montant de 6,1 millions d’euros dont un million d’euros pour un brevet bien particulier.

Couplé à une autre opération réalisée en Suisse à la même période, pour Swiss Hydrogen en l’occurrence, ce développement souligne le fait que Plastic Omnium compte bien mettre les bouchées doubles dans le stockage d’énergie propre afin de "faire face aux défis technologiques que représentent les véhicules connectés, autonomes et intelligents", selon Philippine de Schonen, mais aussi et surtout pour préparer l’avenir quand on est spécialisé dans les réservoirs pour véhicules diesel et essence.

Reste à savoir pourquoi le groupe se concentre sur l’hydrogène spécifiquement. Parce que le groupe l’a identifié comme une "alternative pertinente" pour ses futurs systèmes de propulsion, nous dit-on. "Cette source d’énergie permet d’obtenir les mêmes caractéristiques prix et vitesse de rechargement qu’un moteur à essence, mais avec un impact environnemental moindre", indique Plastic Omnium dans son dernier rapport annuel. D’ailleurs, plusieurs constructeurs, notamment asiatiques, y croient eux aussi et misent sur la voiture à hydrogène qui, si ses ventes ne représentent que quelques milliers d’unités aujourd’hui, pourraient bien connaître un boom à court terme.

Une diversification qui doit permettre à Plastic Omnium de conserver sa place de géant. Après tout, le groupe vend ses pièces de carrosserie et systèmes de carburant partout dans le monde, fort de 24 centres de R&D dans 13 pays, de 127 usines dans 31 pays et de 33.000 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires de plus de 8 milliards d’euros en 2017.

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