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Poursuivi pour fraude, Musk fait connaître à Tesla son pire jour boursier depuis novembre 2013

Elon Musk, patron de Tesla ©REUTERS

Le patron de Tesla, Elon Musk, est poursuivi par le gendarme américain des marchés financiers pour fraude. L'action du constructeur recule nettement à Wall Street ce vendredi et connaît son pire jour depuis novembre 2013.

Le célèbre fabricant américain de voitures électriques Tesla dégringole à Wall Street ce vendredi, alors que le gendarme des marchés financiers (SEC) accuse officiellement son emblématique patron, Elon Musk, d'avoir induit en erreur les investisseurs en évoquant dans un tweet un retrait de la Bourse. A la clôture des marchés, le titre chutait de 13,90%, son pire jour depuis novembre 2013.

Tesla avait, le 7 août, dans la foulée du tweet en question, bondi jusqu'à 379,57 dollars. Elon Musk avait en effet créé la stupeur en affirmant, en cours de séance, qu'il voulait retirer son groupe de la Bourse lorsque l'action atteindrait 420 dollars et qu'il avait pour ce faire déjà sécurisé les financements nécessaires. Il n'en était rien, estime aujourd'hui la SEC.

"Cela pourrait accélérer la transition inévitable vers une valorisation de l'action de Tesla uniquement basée sur les fondamentaux."
Analystes de JPMorgan

Aussi dans une plainte déposée jeudi soir, elle accuse de fraude le patron du groupe automobile et demande qu'il ne puisse plus diriger d'entreprise cotée en Bourse. Si cette requête devait aboutir, "cela pourrait accélérer la transition inévitable vers une valorisation de l'action de Tesla uniquement basée sur les fondamentaux", ont estimé les analystes de JPMorgan.

Le groupe profite actuellement largement de l'engouement de nombreux investisseurs pour la personnalité de Musk, beaucoup voyant en lui un bouillonnant visionnaire. Aussi Tesla vaut à Wall Street plus que le deuxième constructeur automobile américain, Ford, alors même que l'entreprise n'a gagné de l'argent que sur deux trimestres en 15 ans.

Au-delà du problème lié à l'éventuel départ de Musk en lui-même, tous ces remous autour de la société "pourraient entamer la confiance des investisseurs, des clients et des fournisseurs", soulignent les analystes de JPMorgan. Les conducteurs désirant une voiture fabriquée par le constructeur pourraient par exemple être beaucoup plus réticents à verser une caution longtemps à l'avance, relèvent-ils.

Les investisseurs institutionnels pourraient aussi vouloir limiter leur participation dans une entreprise visée par une enquête de la SEC, souligne Jed Dorsheimer, analyste pour Canaccord Genuity.

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