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PSA veut négocier sur la compétitivité et dément une fermeture avancée à Aulnay

©AFP

SA Peugeot Citroën a affiché mercredi sa volonté d'ouvrir au plus vite des négociations sur la compétitivité en France, mais le projet s'annonce ardu sur fond de controverse autour d'une éventuelle fermeture anticipée de l'usine d'Aulnay.

Alors que le directeur financier de PSA avait annoncé que la grève qui paralyse le site d’Aulnay pourrait obliger le groupe à fermer dès cette année, le groupe a assuré que l’arrêt de production de son usine d’Aulnay restait planifié en 2014, conformément à ce qui était prévu.

"Il n'y a pas de modification de calendrier", a-t-il insisté dans une déclaration visant à éteindre l'incendie déclenché par des propos inverses tenus auparavant par son directeur financier, Jean-Baptiste de Chatillon.

La phrase avait échappé à Jean-Baptiste de Chatilon : "Ce n'est pas tant que nous souhaitions fermer par anticipation mais le fait qu'un petit nombre de personnes continue à perturber notre usine pourrait nous y obliger."

A l'appel du syndicat, environ 200 salariés se sont rassemblés mercredi matin devant le siège parisien du constructeur où se tient l'assemblée générale des actionnaires.

Ventes en baisse

Le constructeur automobile a annoncé des ventes en baisse de 6,5% au premier trimestre 2013 à 13,03 milliards d'euros et avertit qu'il craignait que le marché européen puisse "être plus difficile qu'attendu" en 2014. Pour cette année, il table sur un recul du marché de 5%, après un premier trimestre en repli de 10%.

Le chiffre d'affaires de la branche automobile, la plus importante, a reculé de 10,3% à 8,7 milliards, malgré la progression de ses ventes en Chine et en Amérique latine.

Le constructeur est en effet encore très dépendant du Vieux continent où il réalise 57% de ses ventes et où ses immatriculations ont reculé de 17%. Face à cette situation, PSA prévoit d'entamer des négociations avec les syndicats pour parvenir à un accord de compétitivité sur ses sites français, suivant ainsi l'exemple de Renault.

Le constructeur compte aussi céder de nouveaux actifs immobiliers pour 200 millions d'euros et retarder au besoin des dépenses d'investissement.

Ceci lui permettrait de compenser la possible baisse du marché auto européen et de "maintenir l'objectif de retour à l'équilibre du cash flow opérationnel à fin 2014". Pour 2013, il prévoit toujours de diviser par deux le rythme de sa consommation de liquidités.

PSA doit auparavant boucler son plan de restructuration qui concerne plus de 11.200 salariés en France et comprend la fermeture d'Aulnay. Un ultime comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire est prévu à ce sujet le 29 avril.

La Bourse de Paris a salué les projets de réduction de coûts envisagés par la direction pour redresser sa situation financière.

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