Punch dépose une contre-offre sur GM Strasbourg

GMC avait offert le dollar symbolique pour le site de Strasbourg

Punch a déposé fin août une offre de dernière minute, concurrente à celle de General Motors Company (GMC), pour la reprise du site General Motors de Strasbourg, selon un document de la direction du site diffusé en interne. Punch propose 3 millions de dollars contre le dollar symbolique de GMC.

Le groupe belge Punch a déposé fin août une offre de dernière minute, concurrente à celle de General Motors Company (GMC), pour la reprise du site General Motors de Strasbourg, selon un document de la direction du site diffusé en interne, et que l'AFP s'est procuré jeudi.

"Ces dernières heures, le groupe Punch a présenté officiellement auprès du tribunal des faillites de New York une nouvelle offre modifiée de dernière minute", affirme ce texte daté de mercredi.

Punch avait déjà déposé une offre, avant de la retirer le 26 mai, est-il précisé.

Début août, la direction de GM Strasbourg avait annoncé la signature d'un accord de reprise entre son ancienne maison-mère General Motors Company (GMC), et son propriétaire actuel Motors Liquidation Company (MLC), chargé de liquider les actifs de GMC après sa déroute financière.

Mais l'accord devait encore être avalisé par le tribunal des faillites de New York. Une audience doit se tenir le 7 septembre.

La nouvelle offre de Punch est mieux-disante que la première, puisqu'elle s'élève à 3 millions de dollars (au lieu d'un dollar symbolique), et prévoit le maintien de mille emplois sur le site au lieu de 700, grâce au rapatriement de fabrications jusque là basées en Allemagne, a précisé à l'AFP Jean-Marc Ruhland, délégué CFDT, confirmant une information du quotidien" Les Echos".

Elle ne satisfait cependant ni la direction ni les syndicats. "MLC et GM Strasbourg continuent de penser que l'offre de General Motors Company, qui permet d'appuyer GM Strasbourg sur un constructeur automobile puissant, est la plus cohérente au niveau industriel et est celle qui assure le mieux l'avenir du site de Strasbourg et des emplois", affirme le communiqué interne de la direction.

"En aucune façon BMW - client de GM Strasbourg - n'acceptera de travailler avec Punch. Qu'allons-nous fabriquer ?", s'inquiète pour sa part M. Ruhland.

Contactée par l'AFP, la direction de GM Strasbourg n'a pas souhaité faire de commentaire.

L'usine, qui emploie quelque 1.150 salariés, fabrique 270.000 boîtes de vitesses par an, à parts quasi égales pour BMW et General Motors.

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