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Quand Tesla affrète six avions pour transporter des robots depuis l'Europe

En juillet 2017, Elon Musk dévoilait la Model 3 en Californie et lançait sa production. ©REUTERS

La Tesla Model 3 accumule les retards de production. Pour pallier un manque d'équipements, la firme a transporté en urgence et en avion une flotte de robots et d'équipements depuis l'Europe.

Tesla est sous pression. Les retards de production de sa nouvelle berline électrique "Model 3" inquiètent les investisseurs. La semaine dernière, l’entreprise aurait réservé 6 avions pour transporter des robots et du matériel depuis l’Europe jusqu’à sa Gigafactory de Reno, en Californie. Une opération aérienne coûteuse, très rare dans l'industrie automobile, censée accélérer la production de ses batteries. Les sources anonymes qui ont transmis cette information à Reuters précisaient que “comme d'habitude avec Tesla, tout se passe très vite et l'argent n’est pas un obstacle". Le constructeur n’a pas encore réagi. 

Comme d'habitude avec Tesla, tout se passe très vite et l'argent n’est pas un obstacle.
Source anonyme

Elon Musk, son charismatique patron, avait pourtant assuré à ses investisseurs que 5.000 Model 3 sortiraient chaque semaine des usines d'assemblage d'ici à juin, alors que le rythme atteignait péniblement les 2.200 hebdomadaires en avril. La production de la Model 3 s’avère être un “enfer industriel”, selon Musk. L'enjeu est de taille pour sa firme, puisque cette nouvelle Tesla est censée ouvrir les portes du marché automobile de masse au constructeur, auparavant cantonné à une clientèle aisée.

La Model 3, un gouffre financier 

Pour pallier les multiples difficultés de productions, le constructeur américain avait déjà brûlé 1 milliard de dollars au premier trimestre 2018. En mai, l’entreprise offrait son usine d’assemblage californienne en garantie de cette dette.

Plus tôt cette année, l’action Tesla fut bousculée. L'accident mortel d’une Model X aux États-Unis faisait plonger son cours de 8% en mars dernier. Un mois plus tard, les conditions de travail dans ses usines étaient pointées du doigt. L’entreprise aurait dissimulé des blessures d’employés pour booster les statistiques de sécurité dans ses chaînes de montage.

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