Qui sont les dinosaures qui dirigent Touring?

Le huitième étage, où se réunit le conseil d'administration de Touring, a été rebaptisé en interne "Jurassic Park". Et Touring refuse de donner les noms de ses administrateurs.

Chez Touring, les membres ordinaires n’ont pas grand-chose à dire. Des membres dont le nombre se réduit au fil des ans: le club en comptait encore 550.000 dans les années 1990, ils ne sont aujourd'hui guère plus de 350.000. Le comité de direction, où le taux de rotation est généralement très élevé, s’occupe de la gestion quotidienne. Le tout nouveau CEO Bruno de Thibault est depuis des années le numéro un opérationnel.

350.000
Le nombre de membres
Le nombre de membres ne cesse de se réduire au fil des ans: dans les années 1990, le club en comptait encore 550.000. Ils ne sont aujourd'hui plus que 350.000.

Il est "assisté" par le conseil d’administration. Au siège social, le huitième étage – où se réunit le conseil d’administration – a été rebaptisé en interne "Jurassic Park". Officiellement, les administrateurs sont proposés par 150 "membres effectifs", mais Touring refuser de donner leurs noms pour cause de respect de la vie privée. Mais, selon certains critiques, le conseil serait depuis toujours composé de "dinosaures" du petit club fermé des administrateurs belges.

De nombreux administrateurs sont des hommes d’un certain âge, issus de la noblesse et/ou plutôt libéraux. Le vice-président est le prince Charles-Louis d’Arenberg, l’ancien président de Belgocontrol (aujourd’hui Skeyes), étiqueté Open VLD. Feu l’ancien politicien Armand De Decker, qui a quitté le MR suite à son implication dans le Kazakhgate, a longtemps siégé au conseil d’administration.

Touring essaie depuis des années de moderniser son conseil d’administration avec des as de la finance comme le patron de Kinepolis, Eddy Duquenne. Après le départ de Dominique Offergeld, cheffe de cabinet de l’ancienne ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR), le conseil compte à nouveau une femme, souligne Bruno de Thibault, tout en refusant de citer son nom.

125 ans après sa création, Touring est-il devenu un club de la vieille noblesse belge? "Nous ne sommes pas différents des autres pays, justifie le porte-parole Danny Smagghe. "Il s’agit de personnes qui se sont engagées dès le début en faveur de la société."

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