Renault pourrait rappeler 700.000 véhicules

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Suite à des irrégularités relevées lors des premiers tests sur les émissions polluantes, le constructeur automobile a décidé de rappeler des voitures pour vérifier et régler leur moteur.

Le constructeur automobile français Renault , épinglé pour un dépassement des normes antipollution, va rappeler 15.000 véhicules avant leur mise en vente pour régler leur moteur, a annoncé mardi la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Le groupe a par ailleurs ajouté que le volume pourrait atteindre 700.000 véhicules. Les propriétaires des voitures déjà commercialisées pourront demander à partir de juillet si une opération d'amélioration gratuite de leur véhicule est nécessaire.

Renault, auditionné lundi au ministère, "s'est engagé à rappeler un certain nombre de véhicules, 15.000 véhicules, pour les vérifier et les régler correctement pour que le système de filtration fonctionne" dans toutes les conditions de températures, a déclaré Mme Royal. D'après le groupe, ce rappel aurait déjà commencé en novembre.

Parmi les 15.000 véhicules que le constructeur automobile a annoncé dans un premier temps devoir rappeler, 383 se trouvent en Belgique, a indiqué Karl Schuybroek, porte-parole de Renault en Belgique. 

"Il s'agit d'un problème technique au niveau d'un filtre de l'échappement des modèles Captur, moteur diesel dCi 110, produits entre février et fin juillet", selon le porte-parole.

Une demi-journée

Les "nouvelles voitures doivent être aux normes", a insisté la ministre, selon laquelle "les choses peuvent être faites rapidement car pour régler correctement un moteur il faut une demi-journée".

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Reçu lundi par la commission technique indépendante qui avait relevé un dépassement des émissions polluantes sur ses moteurs diesel, Renault a promis un "plan technique" pour rapprocher des normes d'homologation les émissions de ses voitures en conditions réelles. Il devrait présenter le 30 mars des mesures pour améliorer le système de dépollution de ses derniers moteurs diesel, a déclaré le directeur délégué à la compétitivité.

Ségolène Royal avait ordonné des tests sur des véhicules de plusieurs marques juste après la révélation par Volkswagen qu'il avait équipé 11 millions de moteurs diesel d'un logiciel capable de fausser les résultats des contrôles antipollution.

Ces tests ont relevé, notamment pour des véhicules Renault (la version 110 CV diesel du Captur commercialisée en Europe), un dépassement de normes pour le CO2 et les oxydes d'azote (NOx), mais il n'y avait pas de logiciel de fraude, a souligné le gouvernement. L'annonce de ces résultats, le 14 janvier, avait entraîné une chute du titre à la Bourse.

Les autres constructeurs concernés par ces dépassements "ont accepté de venir s'exprimer devant la commission", a indiqué la ministre de l'Ecologie, sans vouloir donner leur nom à ce stade.

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