Saab obtient un petit sursis

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Saab s'est vu accorder, en appel, la protection de la loi contre la faillite. Le constructeur automobile a trois mois pour se réorganiser.

Le constructeur automobile suédois Saab a obtenu la protection de la loi contre la faillite. Cela lui a été accordé par la cour d'appel de Vänersborg. Il s'agit précisément de la procédure de réorganisation volontaire.

"La cour d'appel renverse la décision du tribunal (de première instance) et permet à Saab (...) la réorganisation", selon la décision dont l'AFP a obtenu copie.

→ Le 8 septembre, en première instance, la justice avait refusé à Saab la protection contre la faillite demandée la veille par sa maison mère Swedish Automobile, au motif qu'il "n'y avait pas suffisamment de raisons de penser qu'une restructuration de l'entreprise fonctionnerait".

Mais ce mercredi, la cour d'appel a expliqué que le tribunal de première instance ne disposait pas de suffisamment d'informations pour évaluer la possibilité de réussite d'une réorganisation.

"La cour d'appel considère qu'une enquête plus poussée pourrait démontrer qu'il existe une possibilité de réorganisation réussie", selon les attendus de la cour.

Saisie par Swedish Automobile, elle a donné à Saab, qui emploie 3.700 personnes, "trois mois à partir de la présente décision" pour se réorganiser, laissant la porte ouverte à une prolongation de ce délai.

Ce revirement en appel suspend les demandes de mise en faillite déposées devant la justice par trois syndicats de Saab qui voulaient que les actifs de la société soient utilisés pour régler les salaires impayés.

Avec des ventes en berne et à cours de trésorerie, Saab ne paie plus ses fournisseurs qui ont cessé leurs livraisons et une partie des salaires des employés sont versés en retard depuis juin. Les salaires d'août n'ont pas encore été payés.

Bientôt de l'argent frais?

Le PDG de Swedish Automobile et de Saab, Victor Muller, a évalué les dettes de Saab à 150 millions d'euros et a dit attendre 245 millions de la part de nouveau partenaires chinois Pang Da et Youngman. Ces versements sont attendus d'ici novembre, selon Saab.

Le tribunal de Vänersborg avait estimé en première instance qu'on "ne sait toujours pas si -ni quand- les autorités chinoises approuveront l'accord" de financement et que rien ne prouve que "le financement prévu sera suffisant (...) à long terme".

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