Un acheteur de voiture sur six reporte son achat automobile

©BELGA

Une étude de la Febiac et de l’UGent indique que le consommateur est perdu quant à l’achat de son prochain véhicule. Le secteur demande donc aux politiques d’être claires à l’avenir.

C’est un argument que l’on entend souvent dans le secteur automobile cette année. Face à l’incertitude sur les motorisations et la législation future sur celles-ci, beaucoup de clients doutent dans leur achat d’une voiture neuve, ce qui expliquerait en partie la mauvaise forme du marché cette année. Un argument que l’association des constructeurs automobiles belges, la Febiac, a voulu objectiver avec le concours de l’université de Gand, l’UGent. 1.856 Belges et Luxembourgeois ont été interrogés dans le cadre de cette étude qui vise des consommateurs désireux d’acheter une voiture dans l’année qui vient.

57%
Plus de la moitié des interrogés ne sont pas prêts à payer "un centime de plus" pour une voiture écologique.

Il en ressort qu’un consommateur sur trois hésite sur le type de motorisation à choisir et qu’un acheteur de voiture sur six "reporte sa décision en raison du flou artistique en matière fiscale", communique la Febiac. "Un répondant sur six (16,5%) ne comprend pas la différence entre les types de carburant et de motorisation et reporte donc son achat. Cette valse-hésitation grève le marché et retarde l’instauration des technologies automobiles les plus récentes et les plus propres", enchaîne la fédération.

Sac de nœuds

Il ressort d’ailleurs de cette étude que plus de 16% des interrogés ne comprennent d’ailleurs pas la différence entre les motorisations et postposent aussi leur achat. " Les politiques de ces dernières années ont semé le doute dans l’esprit des consommateurs. À l’heure d’acheter une nouvelle voiture, le public s’attend à une fiscalité équitable, prévisible et sans surprise", détaille Philippe Dehennin, président de la Febiac.

"Aujourd’hui, le Belge craint d’être fiscalement pénalisé demain s’il choisit la ‘mauvaise’ voiture aux yeux du nouveau gouvernement. À l’heure de rendre le parc automobile belge plus écologique, nous ne pouvons nous satisfaire de ce manque de planification et de vision à long terme. Les futurs gouvernements devront communiquer très clairement sur les tenants et aboutissants pour les consommateurs, tant au moment de l’achat que tout au long du cycle de vie du véhicule", insiste Philippe Dehennin

Le portefeuille décide

Si plus de la moitié des interrogés indiquent vouloir acheter une voiture écologique, à peine un quart des interrogés sont prêts à payer davantage pour ce type de véhicule.

Il ressort donc de l’étude que c’est bien la voiture à essence qui a toujours la cote de nos jours. "Beaucoup hésitent encore à faire l’acquisition d’une voiture électrique. Ils craignent de ne pas pouvoir parcourir de longues distances et n’ont aucune idée de la valeur résiduelle à la revente du véhicule des années plus tard. Le consommateur se rend aussi compte que le réseau de chargement n’en est encore qu’à ses balbutiements dans notre pays. Il a besoin d’un complément d’information et d’un regain de confiance de la part des politiques et s’adresse au secteur automobile pour trouver la réponse à ses questions", ressort-il de l’étude de la Febiac.

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