Un rapport sur les émissions polluantes ébranle Renault

©REUTERS

Le rapport d'une commission gouvernementale française aurait omis de mentionner des informations importantes concernant les émissions polluantes d'un modèle Renault. Selon le Financial Times, la commission aurait pu se montrer trop complaisante vis-à-vis de la marque.

Un article publié ce lundi dans le Financial Times (FT) révèle qu'un rapport de la commission Royal chargé d'évaluer les performances de plusieurs véhicules aurait omis des éléments importants concernant les émissions polluantes enregistrées sur le modèle Renault Captur . Selon le journal financier, trois des 17 membres de la commission auraient, en effet, confirmé des manquements dans le rapport. 

"A ce stade, la commission n'a pas mis en évidence l'utilisation de dispositifs d'invalidation illégaux mais ne peut en écarter l'hypothèse, qui ne pourrait être confirmée ou infirmée que par d'autres investigations approfondies".
La commission Royal

→ Ce qui pose problème:

Un dépassement du seuil d'émissions toléré a été observé sur une trappe à oxydes d'azote (NOx) de la Renault Captur en situation de test. Mais le rapport ne fait pas état de ce dépassement en conditions normales de conduite sur route. Dans son article, le Financial Times suggère que le rapport aurait pu omettre sciemment ces informations, et sous-entend que le gouvernement français, qui possède 20% de parts dans Renault, pourrait avoir été trop complaisant vis-à-vis du constructeur automobile.  

Suite à cette annonce, le titre Renault reculait en Bourse, constituant la plus forte baisse de l'indice CAC 40 .

20%
Les parts du gouvernement français dans Renault

Interpellés à ce sujet, les auteurs du rapport temporisent: "A ce stade, la commission n'a pas mis en évidence l'utilisation de dispositifs d'invalidation illégaux mais ne peut en écarter l'hypothèse, qui ne pourrait être confirmée ou infirmée que par d'autres investigations approfondies".

La commission, créée dans la foulée du scandale Volkswagen, précise qu'elle n'a pas eu accès à l'ensemble des logiciels embarqués dans les véhicules testés et "ne peut donc pas se prononcer définitivement sur la présence ou absence de logiciels 'tricheurs".

De son côté, la ministre française de l'Environnement Ségolène Royal, dont la commission porte le nom, n'a pas encore donné de commentaire sur le sujet.

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