Un salon de l'auto à moindres coûts est sur la table

Avec le Covid, on ne parle plus du tout de 500.000 visiteurs, mais plutôt de "plus de 100.000". ©BELGAIMAGE

La décision finale sur l'organisation du Salon de l'auto est pour lundi. Les exposants se sont vu proposer un salon sous forme de visite linéaire et de stands... standardisés.

Le salon de l'auto de Bruxelles 2021 sera-t-il ou ne sera-t-il pas? La décision devrait tomber lundi prochain, nous répond la Febiac. Les différents exposants ont été briefés ce mardi sur le scénario particulier que l'association sectorielle a retenu pour janvier.

"Lundi prochain nous déciderons en fonction du taux de participation et de la situation Covid. Il est clair que les derniers développements ne nous arrangent pas du tout", nous répond Joost Kaesemans, directeur communication à la Febiac.

Selon nos informations, la version proposée aux exposants se veut la plus sécurisée possible. Il s'agirait en fait d'une sorte de visite linéaire dans les palais du Heysel qui suivrait les allées centrales avec des voitures le long du parcours. Les espaces de démonstration seraient standardisés. Libre ensuite à chaque marque de décider si elle organise un espace derrière son stand ou pas, avec nourriture ou sans.

Il s'agirait en fait d'une sorte de visite linéaire dans les palais du Heysel qui suivrait les allées centrales avec des voitures le long du parcours.

Visibilité garantie pour les marques

La question de monter ou non dans les véhicules n'est pas tranchée. Un peu comme chez Ikea, les visiteurs devront en tout cas suivre le sens de la marche, ce qui garantit de la visibilité à chaque marque présente. "Les gens voudront-ils venir dans de telles conditions?", se questionne un exposant. "Nos enquêtes montrent que les gens en ont envie", assure un autre.

30
millions d'euros
Le montant des bénéfices reportés de la Febiac (plus de 21,5 millions mobilisables facilement).

Certains membres de la Febiac ont demandé au cours des discussions que leur fédération prenne une partie du risque à son compte. La Febiac, qui est une ASBL, est en effet loin d'être désargentée. Selon ses comptes officiels, elle a accumulé au fil des ans pour près de 30 millions d'euros de bénéfices reportés. Si on additionne ses placements de trésorerie et ses valeurs disponibles, la Febiac possède plus de 21,5 millions d'euros mobilisables facilement.

Ces membres ont visiblement été entendus. Chaque marque recevra des emplacements pour véhicules gratuits en fonction de ses mètres carrés des éditions précédentes et de ses cotisations. En gros, le package de base est gratuit. Si une marque en veut davantage, elle pourrait alors décider d'un upgrade, payant. Les petites marques pourraient dès lors s'offrir une présence très bon marché.

La standardisation réduit les coûts

En standardisant les espaces de démonstration des véhicules, cela permet aussi de réduire considérablement les coûts pour toute l'organisation. Toujours selon nos informations, la Ville de Bruxelles et Brussels Expo auraient également fait un geste.

Ce n'est un secret pour personne, un salon à plus de 500.000 visiteurs n'est pas possible cette année. La version proposée aux exposants dépasserait plutôt les 100.000 visiteurs.

Certains professionnels craignent qu'un salon avec une telle configuration ne permette pas de faire "de bons leads".

Pour le moment, "tout le monde regarde un peu tout le monde", nous dit-on. Car il ne faut jamais oublier que si les marques sont partenaires dans l'organisation, elles sont avant tout concurrentes. Elles réfléchissent donc à la meilleure stratégie dans le contexte actuel. Hyundai et Mitsubishi ont déjà confirmé qu'elles ne participeraient pas. Rien n'est officiel pour les autres.

De bons leads quand même?

Certains professionnels craignent qu'un salon avec une telle configuration ne permette pas de faire "de bons leads". Le salon de Bruxelles est un outil commercial important pour les marques, qui répertorient les clients intéressés rencontrés sur l'événement et essayent ensuite de convertir les contacts pris au salon en visites et ventes dans le réseau. La clé est donc que ces leads soient qualitatifs.

A moins de 100 jours du début du salon, la décision ne peut en tout cas plus attendre. "Ce qui est vraiment important, c'est que dans l'esprit des gens, janvier reste le mois où l'on décide de changer de voiture", insiste un exposant.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés