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Volvo Cars passe en mode séduction pour attirer les travailleurs

Avec l'arrivée de la production des deux derniers modèles de la gamme Volvo, l'usine gantoise a besoin de main d'oeuvre. ©BELGA

Volvo Cars veut engager 500 intérimaires dans son usine gantoise. Il pourrait même y créer 3.000 emplois d'ici à 2026 si la production de batteries débarque à Gand.

Séduire la main d'œuvre nécessaire pour maintenir la cadence de production, telle est la volonté de Volvo Cars à Gand. Pour ce faire, le constructeur automobile revoit sa politique de recrutement d'intérimaires.

170
intérimaires
En août dernier, 170 intérimaires se sont vus offrir un contrat à durée indéterminée.

Les quelque 500 intérimaires recherchés ne se verront plus offrir un contrat hebdomadaire, comme ce fut le cas jusqu'ici, mais bien un contrat mensuel avec la possibilité de décrocher rapidement un contrat à durée indéterminée.

"En août dernier, 170 intérimaires se sont vus offrir un contrat à durée indéterminée", explique Barbara Blomme, porte-parole. L'usine emploie actuellement quelque 6.500 personnes, dont 90% sous contrat fixe.

Elle ajoute que l'offre d'un contrat mensuel permet au salarié de réduire l'incertitude et l'insécurité face à son avenir. Quant à l'entreprise, elle bénéficie via ces contrats intérimaires d'une flexibilité accrue face aux besoins et la période de production.

"En plus d'un salaire et d'avantages sociaux particulièrement compétitifs, Volvo offre aussi un régime de congé attractif, un package d'assurances collectives et une intervention dans les moyens de transports", poursuit Veerle Van Avermaet de Randstad.

Pénurie de profils

L'usine gantoise de Volvo est actuellement en pleine effervescence avec le lancement de la production de la C40, le nouveau crossover électrique, la production du modèle à succès XC40 et de la V60. Elle recrute depuis le début de l'année et une campagne d'embauche de grande ampleur a été lancée à la fin de l'été, via les bureaux Randstad et Agilitas, notamment.

"Auparavant, nous recevions des CV d'opérateurs que nous devions mettre en concurrence. Désormais, ce sont les entreprises qui se mettent en concurrence auprès de ces opérateurs".
Barbara Blomme
Porte-parole Volvo Cars Gand

Le problème est que les fonctions à pourvoir - "opérateur" ou "technicien", par exemple -, correspondent à des profils très recherchés dans un marché de l'emploi réduit et dans une région en plein boom avec le port de Gand, ArcelorMittal ou encore Volvo Trucks.

"Auparavant, nous recevions des CV d'opérateurs que nous devions mettre en concurrence. Désormais, ce sont les entreprises qui se mettent en concurrence auprès de ces opérateurs", souligne Barbara Blomme.

Moins difficile pour Audi

Au sein d'Audi Brussels, on affirme ne pas être confronté au problème. "Lorsque nous cherchons un profil d'intérimaire, nous le trouvons", indique Peter D'hoore, porte-parole d'Audi Brussels.

3.000 emplois potentiels pour les batteries de Volvo à Gand

Déjà active dans l'assemblage de batteries, l'usine de Volvo à Gand pourrait bientôt produire 300.000 à 400.000 batteries électriques.

Geert Bruyneel, le Belge qui dirige toutes les usines de Volvo Cars, a annoncé, lors d'une visite du Premier ministre flamand Jan Jambon (N-VA) au siège de Volvo Cars à Göteborg, que la décision sera prise au premier semestre de l'année prochaine.

Cette activité permettrait la création de 3.000 emplois d’ici à 2026. Geert Bruyneel affirme ne pas connaître l'investissement nécessaire pour la construction de cette nouvelle usine de batteries.

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