Zen Car se cherche un patron et des profits

Serge Starckmann a quitté son poste de CEO, en désaccord avec ses actionnaires. ©Tim Dirven

Serge Starckmann a raccroché à la direction de Zen Car. Le président Thierry Deflandre prend la relève pour l’opérationnel d’une activité de plus en plus B2B, mais qui n’est toujours pas rentable.

C’est discrètement que le divorce entre le CEO de Zen Car, Serge Starckmann et son conseil d’administration a été consommé. Depuis le 3 septembre, le patron a quitté ses fonctions. Ce sont le président Thierry Deflandre et Olivier de Duve qui sont désormais officiellement cogérants de l’entreprise de mobilité électrique partagée. "C’est une démission mûrement réfléchie notamment pour des motifs personnels. Je n’avais plus la même vision que mes actionnaires", nous explique Serge Starckmann. "J’ai remis d’aplomb Zen Car pendant 3 ans notamment avec le développement en B2B. Mais on se remet en question, c’est un métier difficile, très volatil et qui bouge beaucoup", ajoute-il, expliquant avoir confiance en Thierry Deflandre pour reprendre le flambeau de l’entreprise. "J’ai repris l’opérationnel, mais je ne veux pas me profiler comme étant le successeur", insiste le président de Zen Car, Thierry Deflandre, qui se cherche donc un nouveau CEO.

On nous l’avoue chez Zen Car, le départ de Serge Starckmann est soudain. L’homme était passionné et très impliqué dans les affaires. C’est lui qui a recentré les activités vers le B2B dans une lutte acharnée pour rendre le pionnier de la mobilité électrique partagée à Bruxelles rentable après des années de perte.

S’il avait réussi à diminuer les pertes, la rentabilité n’était pas encore atteinte. Les administrateurs de Zen Car n’ont d’ailleurs pas donné la décharge à Serge Starckmann. "On peut toujours la donner plus tard", tempère Deflandre quand on lui demande les raisons.

"Nous sommes déjà rentables pour nos activités en Flandre où il n’y a pas de cash burn", insiste Deflandre où Zen Car a constitué une filiale. À Liège, la société a obtenu la concession, mais n’a pas encore de voitures. "Probablement après les élections", dit Deflandre.

Zen Car continue à étendre ses activités. En plus de ses activités B2C à Bruxelles, la société tente de profiter de son expérience pour offrir des voitures en cercle fermé ou semi-fermé. En Flandre, jeune marché pour Zen Car, plus de 20 voitures sont déjà installées via une filiale de la société dont 10 voitures partagées à Hasselt (bientôt 13) pour l’administration de la commune. Réservés exclusivement aux travailleurs de la commune pendant les heures de bureaux, les véhicules peuvent ensuite être utilisés par tous les habitants les soirs et les week-ends. De quoi maximiser l’utilisation des véhicules. "Je suis très fana de cette utilisation hybride pour l’avenir", dit Deflandre. Ce dernier a toujours l’objectif d’atteindre la rentabilité à Bruxelles également d’ici la fin de l’année prochaine, soit 9 ans après le lancement du service.

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