100 emplois potentiels à la Sabca grâce au Falcon 5X

Le Falcon 5X de Dassault. ©AFP

Le biréacteur de Dassault Aviation a réussi son 1er vol d'essai. Les premières livraisons sont attendues pour 2020. La firme belge Sabca est partie intégrante du projet.

L’information est restée jusqu’ici cantonnée dans la presse spécialisée, mais le premier vol du Falcon 5X de Dassault Aviation a eu lieu la semaine dernière. Et il est important pour l’industrie belge.

La Sabca , en particulier, est partenaire à risque sur ce programme qui a été retardé de plus de trois ans en raison de difficultés de mise au point du moteur Silvercrest. Désormais, les essais vont pouvoir prendre une autre dimension en vue de livraisons attendues pour 2020.

100 emplois potentiels chez Sabca

Le lancement du biréacteur 5X remonte au salon de l’aviation d’affaires de la NBAA de Las Vegas en octobre 2013. C’était une révélation parce que tout le monde s’attendait à l’arrivée d’un avion intermédiaire dans la gamme Dassault, puisque son "nom de code" était SMS (pour Super Mid-Size).

En réalité, l’avion, quoique biréacteur, s’est avéré un haut de gamme, pouvant transporter 8 passagers et 3 membres d’équipage sur 9.630 kilomètres avec un confort digne des Gulfstream G650 ou Global 6000 de Bombardier.

40 millions €
La Falcon 5X peut transporter 8 passagers et 3 membres d’équipage dans un environnement des plus haut de gamme. Le prix à l’unité s'élève à 40 millions d'euros.

Dès le départ, l’industrie aéronautique belge nourrit beaucoup d’espoir. Sabca, d’abord, qui a été sélectionnée par son actionnaire majoritaire pour la partie arrière inférieure du fuselage, un réservoir de grande dimension (plus de 4 mètres) qui fait l’interface avec les ailes, avec circuits hydrauliques et électriques et absorbeur d’énergie en cas de crash. Son site de Lummen, dans le Limbourg, est lui responsable pour la fabrication des panneaux en composite de l’empennage horizontal.

Au total, on parle d’un programme pouvant présenter un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros sur la durée de vie de l’appareil. La Falcon 5X doit donner de l’emploi à une centaine de personnes dans les rangs de la société aéronautique belge.

De son côté, Safran Aero Boosters (ex-Techspace Aero) travaille depuis la Belgique sur le moteur Silvercrest du Falcon 5X, en fournissant le compresseur basse pression, l’enceinte de palier avant, le groupe de lubrification et des vannes spéciales. Les deux entreprises avaient déjà fourni plusieurs jeux de pièces quand le programme a été arrêté par Dassault.

Alors que la fiche technique de l’avion prévoyait un premier vol en 2015 et une première livraison au cours des premiers mois de cette année, tout a été interrompu en raison de problèmes avec le moteur qui ne parvenait pas à atteindre les performances escomptées.

Livraisons pour 2020?

Finalement, l’avion a décollé le 5 juillet dernier à Bordeaux. Pour reprendre les mots de Dassault, "avec une version préliminaire du moteur Silvercrest de Safran, dont les problèmes de développement ont engendré un retard de 4 ans sur son calendrier initial".

En fait, Dassault ne veut pas attendre la fin des travaux du motoriste pour recueillir les premiers paramètres concernant la cellule et les systèmes, histoire de "prendre de l’avance sur le retard", en quelque sorte.

Désormais, les premières livraisons sont attendues, selon nos informations, pour 2020, ce qui ne sera pas trop tard, compte tenu de la reprise qui se dessine sensiblement sur le marché de l’aviation d’affaires.

Quand on considère qu’un Falcon 5X se négociera autour des 45 millions de dollars (40 millions d’euros) l’unité, on comprend l’impatience des investisseurs.

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