450 millions pour Austrian, la cousine de Brussels Airlines

Lufthansa va injecter 150 millions d'euros dans sa filiale autrichienne, en plus des 450 millions d'aide obtenus. ©REUTERS

Austrian Airlines a obtenu une aide d'état de 450 millions d'euros. Lufthansa injectera 150 millions d'euros en plus et promet une croissance similaire à celle des autres hubs du groupe pendant 10 ans.

C'est un deal qui pourrait inspirer les négociateurs belges dans le dossier Brussels Airlines. L'Autriche vient de débloquer un paquet d'aides de 450 millions d'euros pour aider la filiale de Lufthansa, Austrian Airlines a sortir la tête hors de l'eau. 

Ce plan sera composé de financements directs (150 millions) et de prêts garantis à 90% par l'État (pour 300 millions) afin d'aider le transporteur à se relever de la crise du coronavirus. C'est donc moins que le montant initial de 767 millions d'euros demandé initialement par Lufthansa. Dans son plan d'aide, l'État autrichien a fait la part belle à l'environnement avec notamment des billets à 40 euros minimum et des taxes de 30 euros pour les trajets de moins de 350 km.

10
ans
Vienne a obtenu une garantie que sa croissance sera similaire à celle des autres hubs du groupe Lufthansa pendant 10 ans.

Pour rappel, Brussels Airlines, une autre filiale de Lufthansa, négocie actuellement une aide entre 300 et 400 millions d'euros avec l'État belge. Un dossier qui traîne depuis des semaines et qui se trouve entre les mains du ministre des Finances Alexander De Croo, très discret sur les négociations. 

En Belgique, le ministre de la mobilité François Bellot expliquait ce mardi sur LN24 que l’État belge voulait toujours rentrer au capital de SN dans l’espoir d'y placer deux administrateurs indépendants, peut-être inspiré par le fait que l'État allemand a obtenu une entrée au capital de Lufthansa. En Autriche, l'État a laissé tomber cette demande de rentrée au capital.

Quant au prix minimum imposé en Autriche, François Bellot disait que cela pourrait inspirer en Belgique et que cela faisait partie des discussions. Ce genre de taxes sur l'aviation ne ferait certainement pas les affaires de l'aéroport de Charleroi et surtout de son principal opérateur, Ryanair.

Brussels Airlines négocie aussi une grosse restructuration avec son personnel. La compagnie reprend ses vols le 15 juin et veut s'assurer d'une rentabilité à plus long terme. Les travailleurs demandent eux des mesures temporaires et non des coupes structurelles dans les rémunérations. 

En Autriche aussi, Austrian veut réduire sa flotte de 25%, mais l'État autrichien a assuré que le deal devrait permettre de sauver la plus grosse part des 7000 emplois à Vienne.

La Belgique veut pouvoir s'assurer dans le futur que les promesses liées à l'aide d'État soient remplies. Dans le deal autrichien, une clause garantit que les activités à Vienne auront une croissance similaire pendant 10 ans à celle des autres hubs du groupe. Lufthansa participera aussi au plan de sauvetage en injectant 150 millions d'euros dans sa filiale autrichienne.

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