60.000 personnes impactées par les vols annulés chez Brussels Airlines

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C'est ce lundi que débute la grève des pilotes de Brussels Airlines. 75% des vols sont annulés. Une réunion entre les représentants syndicaux et les dirigeants, pour l'instant suspendue, reprendra vers 15h. Les propositions mises sur la tables devraient être connues à l'issue de celle-ci.

Les syndicats de Brussels Airlines ont appelé, la semaine dernière, les pilotes à faire grève lundi et mercredi. 75% des vols de Brussels Airlines sont annulés ce lundi. 

4,7 millions
d'euros
C'est ce que coûte, par jour, la grève à Brussels Airlines.

Cette grève impacte au total 278 vols ce lundi et 279 mercredi, affectant respectivement 34.000 et 29.000 passagers. Brussels Airlines communique sur les vols maintenus et annulés sur son site et via son compte Twitter. Voici la liste des vols maintenus ce lundi. Ceux qui ne figurent pas dans les listes ci-dessous sont donc annulés:

Les vols au départ de Bruxelles 
  • SN2249 Brussels - Billund 
  • SN2251 Brussels - Billund 
  • SN2253 Brussels - Billund 
  • SN2263 Brussels - Copenhagen 
  • SN2303 Brussels - Stockholm 
  • SN2305 Brussels - Stockholm 
  • SN2307 Brussels - Stockholm 
  • SN2309 Brussels - Stockholm 
  • SN2313 Brussels - Göteborg 
  • SN2579 Brussels - Berlin 
  • SN2637 Brussels - Hannover 
  • SN2701 Brussels - Basel 
  • SN3157 Brussels - Milan Malpensa 
  • SN3563 Brussels - Nantes 
  • SN3569 Brussels - Nantes 
  • SN3629 Brussels - Paris 
  • SN2633 Brussels - Hannover 
  • SN2639 Brussels - Hannover 
  • SN3195 Brussels - Turin 
  • SN3661 Brussels - Strasbourg 
  • SN3169 Brussels - Naples 10:45 - 13:00 
  • SN3255 Brussels - Heraklion 6:00 - 10:20 
  • SN3325 Brussels - Hurghada 13:10 - 18:00 
  • SN3735 Brussels - Malaga 13:25 - 16:10 
  • SN3765 Brussels - Palma de Mallorca 6:40 - 8:50 
  • SN3771 Brussels - Alicante 7:50 - 10:15 
  • SN3781 Brussels - Tenerife 13:25 - 17:00 

Les vols à destination de Bruxelles
  • SN2250 Billund - Brussels 
  • SN2252 Billund - Brussels 
  • SN2254 Billund - Brussels 
  • SN2264 Copenhagen - Brussels 
  • SN2304 Stockholm - Brussels 
  • SN2306 Stockholm - Brussels 
  • SN2308 Stockholm - Brussels 
  • SN2310 Stockholm - Brussels 
  • SN2314 Göteborg - Brussels 
  • SN2580 Berlin - Brussels 
  • SN2638 Hannover - Brussels 
  • SN2702 Basel - Brussels 
  • SN3158 Milan Malpensa - Brussels 
  • SN3564 Nantes - Brussels 
  • SN3570 Nantes - Brussels 
  • SN3628 Paris - Brussels 
  • SN2634 Hannover - Brussels 
  • SN2640 Hannover - Brussels 
  • SN3196 Turin - Brussels 
  • SN3662 Strabourg - Brussels 
  • SN3170 Naples - Brussels 13:50 - 16:10 
  • SN3256 Heraklion - Brussels 11:20 - 13:55 
  • SN3326 Hurgada - Brussels 19:00 - 00:25 
  • SN3736 Malaga - Brussels 17:00 - 19:45 
  • SN3766 Palma de Mallorca - Brussels 9:40 - 11:55 
  • SN3772 Alicante - Brussels 11:05 - 13:30 
  • SN3782 Tenerife - Brussels 18:00 - 23:15 

Sur les plus de 60.000 passagers concernés par les annulations de vols, Brussels Airlines a pu entrer en contact avec 55.000 d'entre eux. La majorité a bénéficié d'une nouvelle réservation tandis que le reste des voyageurs aura droit à un remboursement ou introduira une plainte. Pour en savoir plus sur les vols annulés, vous pouvez suivre la situation via le site de Brussels Airport dans les rubriques "Départs" et "Arrivées".

"La communication est bien passée, c'est très calme à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem", explique la porte-parole de Brussels Airlines Wencke Lemmes-Pineaux. "Il n'y a que quelques passagers devant notre service de ticketing à l'aéroport", ajoute-t-elle. Concernant le coût de la grève, celui-ci est estimé à 4,7 millions d'euros par jour de grève.

Syndicats vs. direction

A travers ces grèves, les syndicats et pilotes réclament une amélioration de leurs conditions de travail en matière de salaires, les pensions et l’équilibre travail-vie privée. Ils attendent aussi un message clair quant à l'intégration de Brussels Airlines dans Eurowings, la branche low cost de Lufthansa.

Les dirigeants, de leur côté, sont prêts à discuter, en particulier pour le planning des horaires, mais il s'agit d'un travail de longue haleine. La direction était d'ailleurs prête à offrir des compensations financières dans l'attente de mesures concrètes pour réduire cette surcharge.

Une nouvelle procédure de conciliation entre la direction et les syndicats des pilotes a débuté ce matin vers 9h15 au siège de l'entreprise à Diegem. La direction compte y soumettre une nouvelle proposition à leurs représentants. De nombreux pilotes grévistes étaient présents devant le bâtiment afin de manifester leur désaccord avec les propositions qu'ils ont reçues jusqu'à présent. 

La réunion, au cours de laquelle les négociations sont "difficiles", a confié un représentant des travailleurs, reprendra vers 15h. Les propositions mises sur la table ne concernent pour l'instant que les pilotes. Toutefois, de membres du personnel de cabine, aussi présents à la réunion, ont également des revendications concernant le temps de travail. Les dirigeants présenteront leurs propositions au personnel après la réunion de 15h.

Pilote, un métier pénible? 

Etienne Davignon, le président du CA de Brussels Airlines était au micro de Martin Buxant ce matin sur Bel RTL. Selon lui, "C’est compliqué de trouver des solutions aux passagers. Le plus compliqué est pour ceux qui veulent rentrer chez eux. Ceux qui veulent partir peuvent remettre leur voyage ou être remboursés. On essaie donc de trouver une solution avec d’autres compagnies. Le second point, c’est que cela coûte beaucoup d’argent."

Il affirme que le coût est de l’ordre de 10 millions d’euros pour les deux jours. "Même si ce sont 9 millions au lieu de 10, cela reste énorme."

Le vicomte énonce les insatisfactions des pilotes: "Ils pensent que la situation de la compagnie va mieux et que la répartition des avantages n’est pas exacte entre tout le monde." Il ajoute que le timing de cette action n’est pas hasard. "Ils volent plus l’été que l’hiver et ils ont le sentiment d’être moins bien traités mais c’est la même situation dans toute les compagnies."

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Alors que les pilotes ont refusé les plans de la direction, Etienne Davignon affirme que cette grève ne met pas un point final aux discussions. "Trouver un accord avec les syndicats est prioritaire. Donc même avec cette grève, le dialogue social est maintenu. Mais nous avons une marge de manœuvre qui n’est pas grande et regardons comment l’utiliser au mieux: un salaire? De meilleures conditions de travail? Déterminer comment faire croître la compagnie?"

Et que penser des risques de pertes de 200 emplois? "Les gens sont préoccupés et on veut leur montrer qu’ils ont tort." Etienne Davignon indique vouloir s’assurer que le nombre de personnes employées ne va pas diminuer. Peut-être reconnaît-il que des fonctions vont changer. "Si on fait du long-courrier au départ de Bruxelles, les recrutements actuels continueront."

Enfin, il lance un appel au gouvernement actuellement aux prises avec la problématique des pensions. Il affirme que compte tenu du règlement Iata, un pilote ne peut pas voler jusqu’à 67 ans. "Compte tenu de ces circonstances, je veux qu’on constate que c’est un métier pénible et qu’on les classe dans la catégorie des métiers pénibles."

Etienne Davignon demande à reconnaître le métier de pilote comme pénible

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