60 licenciements secs prévus chez Brussels Airlines

©REUTERS

Le management et les syndicats avaient conclu un accord social le 26 juin dernier. Mille emplois étaient menacés. Finalement, "seulement" 615 collaborateurs seront touchés, dont 60 seront licenciés.

Soixante licenciements secs sont prévus chez Brussels Airlines en Belgique dans le cadre du plan de restructuration, a annoncé jeudi la compagnie aérienne.

Concrètement, 280 travailleurs de la compagnie ont opté pour un
départ volontaire
, 110 ont pris leur pension, 99 personnes ont choisi de travailler à temps partiel, 40 personnes sont parties à la retraite anticipée et 26 ont quitté l'entreprise sous régime de chômage avec complément d'entreprise. Il y a donc 60 licenciements secs qui touchent les services administratifs et le personnel au sol.

"Grâce au dévouement et à l'engagement exemplaire de chacun, nous pouvons réduire le nombre de licenciements à un minimum."
Bert Van Rompaey
chef de la division RH

Grâce à la réduction de temps de travail, le personnel volant n'est donc pas touché par les licenciements. L'accord prévoit ainsi que globalement le personnel de cabine et celui de cockpit travaillera davantage l'été, en haute saison, mais moins l'hiver. La mesure touche surtout les pilotes (-15% de temps de travail) et les copilotes (-12%) tandis que pour les hôtesses et les stewards, la baisse du temps de travail ne sera que de 2%.

615
personnes
615 collaborateurs de Brussels Airlines sont touchés par le plan de restructuration, soit un peu plus de 15% des effectifs.

Flexibilité accrue

Au total, ce sont donc 615 personnes qui sont touchées par le plan, soit un peu plus de 15% des effectifs contre mille (25% des effectifs) initialement envisagés. Du côté de la direction, on se dit satisfait "après avoir examiné toutes les alternatives possibles pour éviter des licenciements secs". Bert Van Rompaey, chef de la division RH, se dit ainsi "extrêmement reconnaissant pour l'incroyable solidarité et la force dont nos collaborateurs ont fait preuve pendant cette période difficile. Grâce au dévouement et à l'engagement exemplaire de chacun, nous pouvons réduire le nombre de licenciements à un minimum."

"C'est un accord correct, sans plus"
Didier Lebbe
Secrétaire permanent aérien à la CNE

"Beaucoup ont préféré partir"

Côté syndical, on tempère quelque peu cet enthousiasme: "C'est un accord correct, légèrement au-dessus du minium légal en termes d'indemnités, mais sans plus", nous a confié Didier Lebbe, secrétaire permanent aérien à la CNE. Il pointe le nombre de départs volontaires: "Les conditions en termes de flexibilité étaient telles que beaucoup ont préféré partir", dit-il.

Si le plan sera définitivement bouclé fin de semaine prochaine, le syndicaliste reste très prudent pour l'avenir: "La crise est loin d'être terminée et avec l'évolution du coronavirus, on ne sait pas ce qui nous attend."

Cet accord s'inscrit dans le plan de transformation de Brussels Airlines qui doit lui permettre de devenir une entreprise structurellement rentable. Rappelons que le 24 juillet, les conseils d'administration de la compagnie et de sa maison mère, la Lufthansa, avaient donné leur feu vert à un plan d'aides de 460 millions d'euros, soit 290 millions de prêt par l'État belge et une injection de capital de 170 millions d'euros par Lufthansa.

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