Sous pression, le CEO de Cathay Pacific démissionne

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Pékin avait menacé ce lundi les 27.000 employés de Cathay Pacific. Ils avaient été avertis par la direction que ceux qui soutenaient le mouvement pro-démocratie à Hong Kong risquaient de se faire licencier. Ce vendredi, c'est le patron de la compagnie aérienne qui a rendu sa démission.

Rupert Hogg, directeur général de Cathay Pacific, a rendu sa démission ce vendredi matin. Elle a été acceptée dans la foulée, l'ex-dirigeant déclarant "assumer la responsabilité, en tant que dirigeant de la compagnie, des récents évènements".

Cette démission se place dans le contexte de la crise qui frappe Hong Kong depuis maintenant deux mois. La Chine a haussé le ton envers la compagnie aérienne lorsqu'il est apparu que du personnel navigant avait montré des signes de soutien à la contestation. Or, la société hongkongaise s'était retrouvée sous pression après que Pékin ait découvert l'implication d'un pilote de Cathay dans une émeute qui avait dégénéré. Celui-ci avait alors été suspendu de ses fonctions, tandis que l'entreprise licenciait également un autre pilote et deux autres employés.

Rupert Hogg s'était empressé de transmettre l'avertissement de Pékin, rappelant la politique de "tolérance zéro (de la compagnie) concernant les activités illégales" et annonçant la prise de "mesures disciplinaires pour les employés qui soutiennent ou participent aux manifestations illégales".

Son remplaçant est déjà connu: il s'agit de Tang Kin Wing Augustus, ancien directeur exécutif chez Swire Pacific Limited. Le groupe Swire, actionnaire principal de Cathay, est un conglomérat britannique basé à Hong Kong.

Un autre dirigeant de la compagnie aérienne, Paul Loo, directeur de la clientèle et des affaires commerciales, a suivi le mouvement de M. Hogg et a démissionné pour les mêmes raisons.

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