Survol de Bruxelles: les formateurs plaident pour le moratoire

©BELGAIMAGE

Les co-formateurs proposent le moratoire, Catherine Fonck suggère la fin des vols de nuit.

Selon nos informations, les deux co-formateurs, Charles Michel (MR) et Kris Peeters (CD&V), ont esquissé, dans leur note, des solutions pour apporter une première réponse au dossier du survol de Bruxelles par les avions de Brussels Airport. Pour se conformer à l’ordonnance du 31 juillet du tribunal de première instance de Bruxelles, ils plaident pour la mise en place d’un moratoire. Celui-ci signifie la fin du virage à gauche large qui empoisonne la vie de milliers de Bruxellois depuis le 6 février.

Association de riverains satisfaite

L'annonce du possible moratoire a suscité la satisfaction de l'association "Pas question" qui avait vivement dénoncé les conséquences de ce plan sur les habitants de Bruxelles survolés depuis le 6 février, quand la mise en oeuvre du plan a commencé. L'association parle de "décision courageuse, en particulier du MR".

Cette proposition "vient conforter le large consensus qui s'est formé ces dernières semaines en faveur du moratoire", note-t-elle avant d'interpeller le gouvernement en affaire courantes afin qu'il entame les procédures préparatoires de ce moratoire sans délai.

Cette option conforte l’analyse du président du SPF Mobilité et Transports, Laurent Ledoux. Mais elle prend le contre-pied de la secrétaire d’Etat, Catherine Fonck (cdH), qui estime que le moratoire est légalement impossible. Car la réactivation de l’ancienne route du virage à gauche serré dépasserait le délai de 3 mois imposé par le tribunal pour annuler les mesures du 6 février. Elle estime aussi qu’elle violerait la loi du 13 février sur l’évaluation des incidences de certains plans et programmes.

Dans son rapport au gouvernement, dont nous avons eu connaissance, elle plaide pour des solutions structurelles. Elle invite le futur gouvernement fédéral à étendre rapidement la nuit à Bruxelles, puis à supprimer les vols de nuit. Elle l’invite à choisir entre dispersion des vols ou une concentration (cette option devra être assortie d’une politique d’expropriation et d’isolation acoustique des maisons).

Lire également

Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content