"Votre grève est un échec"... Vraiment, Monsieur O'Leary?

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Quelque 150 vols Ryanair ont été annulés en Allemagne suite à un mouvement de grève lancé par les pilotes et le personnel navigant. Ces grèves sont qualifiées par Michaël O'Leary de "mal nécessaire à combattre pour préserver le modèle low cost" de la compagnie.

Sûr de lui, Michaël O'Leary le patron de Ryanair s'est exprimé auprès de journalistes alors que les pilotes et le personnel de bord allemands observaient ce jour un mouvement de grève paralysant plus de 150 vols. Il a ainsi minimisé tout impact de ce mouvement de grogne: "Votre grève est un échec." 

Il a prévenu qu'il n'allait pas "s'écraser" devant les syndicats. Il va même plus loin en disant qu'il s'agissait d'un mal "nécessaire" que la compagnie devait combattre pour pouvoir conserver son modèle à bas coût. 

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Il renvoie aussi les syndicats face au mur en assurant avoir accepté le principe d'une médiation et d'un arbitrage pour résoudre le conflit avec les pilotes et le personnel de cabine en Allemagne. "Main tendue" qu'ils auraient refusée, décidant de faire grève.

La veille, son directeur marketing, Kenny Jacobs, semblait moins serein. Il avait ainsi répliqué aux syndicats allemands à coup de menaces: "Si ces menaces de grève continuent, elles mèneront à une réduction des opérations en Allemagne et à des suppressions d'emplois pour les pilotes comme le personnel naviguant, en particulier dans les aéroports allemands secondaires où nous enregistrons des pertes chaque hiver"

Rappelons qu'une action de grande ampleur est également prévue fin du mois par sept syndicats de cinq pays. La date du 28 septembre a été évoquée. Les salariés exigent, outre l'augmentation de leurs salaires, la mise en place d'un salaire minimum, des contrats locaux et non irlandais et la prise en compte de la totalité des heures effectuées, y compris avant et après le décollage de l'appareil.

Au mois d'août, un vaste mouvement coordonné dans cinq pays européens avait provoqué l'annulation de 400 vols en pleine période de vacances. Quelque 55.000 passagers étaient concernés.

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