Dassault signe 13 accords avec l'industrie belge dans la course au remplacement des F-16

Le "Rafale" de Dassault. ©EPA

L’avionneur français Dassault Aviation renforce sa candidature pour la livraison de nouveaux chasseurs en Belgique en signant 13 accords de coopération avec des entreprises belges.

En mars 2017, le ministère de la Défense belge lançait un appel d'offres pour 34 nouveaux avions de combat, avec pour objectif de remplacer les chasseurs bombardiers F-16 vieillissants. Et c’est demain, mercredi, que les avionneurs doivent remettre leur meilleure offre (Best and Final Offer, BaFO) à la Belgique.

Les prétendants au juteux contrat, estimé à 3,6 milliards d'euros, ne sont plus que deux (officiellement). Il s’agit de Lockheed Martin (USA) et son F-35 Lightning II, et d'Eurofighter avec le Typhoon. Puis de Dassault avec son Rafale, présenté en dehors du cadre légal de l'appel d'offres.

Eric Trappier, le président-directeur du groupe français Dassault Aviation, a annoncé avoir signé treize accords de coopération avec des industries belges, ce dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge autour du Rafale pour le remplacement des F-16 belges.

3,6 milliards €
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Le marché du remplacement des F-16 par 34 nouveaux avions de combat est estimé à 3,6 milliards d'euros.



Ces accords, appelés "Memorandums of Understanding" (MoU), s'ajoutent à ceux déjà signés précédemment. Ce qui porte à plus d'une trentaine le nombre de documents contractuels conclus par Dassault et ses partenaires avec l'industrie belge.

"Ils couvrent des domaines très variés qui vont de la maintenance de l'avion de combat Rafale, à la formation des ingénieurs en aéronautique, en passant par la participation à des projets de drone, l'automatisation des lignes de production, l'additive manufacturing, la maintenance prédictive, la simulation, la recherche dans les matériaux avancés et les projets de Smart City", précise Dassault dans son communiqué.

L'offre (faite en dehors de la procédure d'appel d'offres) est destinée à offrir un retour global industriel et sociétal de minimum 20 milliards d'euros sur 20 ans, si la Belgique choisit le Rafale, a affirmé Eric Trappier. "On ne demande pas de nous croire les yeux fermés. On apportera les garanties de ce que nous affirmons aujourd'hui", a t-il déclaré.

Pour rappel, en septembre, la France a proposé à la Belgique un partenariat de coopération approfondie dans les secteurs militaire et industriel. Steven Vandeput, le ministre de la Défense (N-VA), avait reproché à la France d'avoir formulé une offre en dehors du cadre d'appel d'offres. Cela exposait la Belgique à des "poursuites judiciaires" de la part des concurrents si elle la prenait en compte, selon le N-VA.

 

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