Accalmie jusque jeudi chez les aiguilleurs du ciel

©BELGA

La direction et les syndicats de Skeyes se sont rencontrés ce lundi pour discuter de la mise en œuvre de l'accord social conclu il y a une dizaine de jours mais soutenu par un seul syndicat. La concertation se poursuivra jeudi.

Chez Skeyes, après le nouveau bras de fer entre la direction et les syndicats de la semaine passée, les discussions ont repris ce lundi. Direction et syndicats se sont retrouvés pour discuter de l’accord sur la table et de ses modalités pratiques. La réunion a eu lieu dans l’après-midi et les discussions reprendront jeudi. Pour rappel, un accord en commission paritaire était intervenu chez Skeyes, mais avec le seul aval du syndicat socialiste.

Le plus gros syndicat de l’entreprise, la CSC Transcom n’avait pas entériné l’accord, idem pour le syndicat libéral. Les aiguilleurs du ciel se plaignent depuis des années d’un manque d’effectifs rendant le travail insupportable. Leur fonction est réputée bien payée, mais ce n’est pas sur ce volet que les choses bloquent, mais bien sur des questions comme le travail de nuit et les systèmes de garde.

Les grèves à répétition ont fait sortir les différents acteurs économiques de leurs gonds. La Wallonie envisage de se passer des services de l’ex-Belgocontrol suite à l’impact des grèves sur l’activité de fret à Liège. Brussels Airlines a obtenu des astreintes de 10 à 20.000 euros par vol annulé jusqu’au 26 mai, si le service n’était pas assuré.

Le gouvernement fédéral aussi étudie la possibilité d’actions en justice. Il lance "de toute urgence un appel à la responsabilité" afin qu’une solution soit trouvée, a dit le Premier minsitre Charles Michel (MR) en fin de semaine passée. Il constate également que "le monopole de Skeyes est un problème" sur lequel il faudra travailler à moyen terme. À l’aéroport de Zaventem, on étudie aussi les différentes possibilités d’actions, même si "rien n’est encore décidé pour l’instant".

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