Accord entre Ryanair et les syndicats belges

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La compagnie aérienne Ryanair a accepté d'appliquer le droit du travail belge au personnel belge au plus tard à partir du 31 janvier. L'accord négocié avec la CNE et son pendant flamand la LBC vaut tant pour les pilotes que le personnel de cabine.

"Cet accord va faciliter les choses", se réjouit Yves Lambot, secrétaire permanent à la CNE au terme d'une nouvelle réunion avec le directeur opérationnel de la compagnie, Peter Bellew. La compagnie à bas coûts est désormais d'accord pour appliquer la législation belge du travail à partir du 31 janvier prochain, le temps que Ryanair organise ce changement administratif. Si la compagnie irlandaise avoue avoir lâché du lest, les syndicats ne cachent pas non plus qu'ils ont dû faire quelques concessions. 

Il y a deux semaines, les différents syndicats belges (CNE, Setca et CGSLB) étaient finalement parvenus à s'entendre, après des mois de désaccord, pour constituer une délégation syndicale représentant le personnel de Ryanair basé en Belgique (à Zaventem et Charleroi). Juste avant cela, Michael O'Leary, l'administrateur délégué de l'entreprise irlandaise, avait déclaré qu'il était prêt à reconnaître le droit belge sur le travail dès que possible pour autant qu'une telle délégation soit formée et qu'elle vienne autour de la table pour négocier. C'est ce qui s'est passé ce jeudi au cabinet des avocats belges de l'entreprise irlandaise, à Diegem. 

La convention collective de travail signée aujourd'hui vaut pour tous les travailleurs actifs en Belgique, autrement dit, tant les pilotes que le personnel de cabine, ce qui est une première avec Ryanair et une victoire pour les syndicats. "C'est vraiment un accord historique", se félicite Hans Elsen, secrétaire LBC, le pendant néerlandophone de la CNE. La compagnie avait jusqu'ici toujours voulu dissocier les négociations concernant le personnel de cabine de celles pour les pilotes. Les sous-traitants Crewlink et Workforce, avec lesquels la majorité du personnel de Ryanair active à Brussels Airport est sous contrat, participeront aux discussions, précisent les syndicats.

D'ici la fin janvier, il y aura une période de transition. Quatre réunions avec la direction sont prévues d'ici la fin de l'année afin de "véritablement négocier", entre autres sur les salaires et les conditions de travail, selon la CNE. La semaine passée, plusieurs syndicats ont décidé de déposer un préavis de grève couvrant de possibles actions jusqu'à la fin de l'année. Celui-ci demeure en vigueur, au cas où. 

Le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) a réagi via Twitter à cette annonce. "La pression est récompensée. On veillera à (l')application (de la convention)", a-t-il écrit, se disant par ailleurs "heureux" de l'accord trouvé entre les deux parties. 

 

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