40% de postes en voie de disparition chez HOP!, filiale d'Air France

Les activités de la compagnie régionale HOP! vont être transférées dans la filiale low cost Transavia. ©AFP

Air France a confirmé ce vendredi la suppression de plus de 1.000 emplois dans sa filiale régionale HOP!. Des milliers d'emplois seront perdus ailleurs.

Mise en difficultés par les mesures liées à la lutte contre la propagation du coronavirus, Air France va sabrer dans l'emploi. La compagnie aérienne a détaillé les mesures de son plan de restructuration lors d'un conseil d'entreprise ce vendredi. La direction d'Air France n'a néanmoins pas souhaité confirmer les chiffres à la presse.

Les mesures annoncées

1.022
emplois
Près de 40% de l'effectif de la compagnie régionale HOP! passe à la tappe.

La filiale régionale Hop! n'échappe pas au couperet. Mille vingt-deux postes y seront supprimés. La suppression des effectifs dans cette filiale, née en 2013 de la fusion entre Brit Air, Régional et Airlinair, devrait ainsi atteindre 40% des quelque 2.400 salariés.

Au final, ces chiffres visent 328 pilotes, 286 stewards et hôtesses, 291 personnes à la maintenance et 119 salariés des services administratifs.

Certaines lignes vont être supprimées et l'activité de Hop! va être transférée vers Transavia, la compagnie low-cost. Enfin, les sites de maintenance de Morlaix et Lille devraient être fermés.

Dans le reste du groupe, ce sont 16% des effectifs (6.560 postes en CDI sur environ 41.000) qui devraient passer à la trappe.

La direction souhaite régler rapidement la question du sureffectif au sein du personnel navigant en négociant des ruptures conventionnelles collectives. Le SNPL, syndicat majoritaire chez les pilotes, a déjà donné son accord.

Boycott du personnel salarié

Le conseil d'entreprise extraordinaire avait commencé vers 9 heures pour se terminer vers 11 heures. Plusieurs membres du personnel-cadre n'ont toutefois pas pu accéder au local en raison du portail cadenassé et d'un feu de palette et de pneus allumés par les salariés.

Un seul représentant des salariés de HOP! est entré, Joël Rondel (CGT). Les représentants du personnel ont décidé unanimement de ne pas participer à cette réunion afin de protester contre la "disparition programmée" de HOP!.

La direction d'Air France explique ces pertes d'emplois par "la baisse durable d'activité et le contexte économique liés à la crise du Covid-19 qui imposent d'accélérer la transformation d'Air France."

Effet Covid-19

Fin juin, on apprenait de sources syndicales que le groupe Air France comptait supprimer plus de 7.500 postes d'ici fin 2022. Il était question de départs naturels non remplacés (environ 3.500) et des départs volontaires. Des licenciements n'étaient toutefois pas exclus, une première chez Air France.

La direction expliquait alors que "la baisse durable d'activité et le contexte économique liés à la crise du Covid-19 imposaient d'accélérer la transformation d'Air France."

La compagnie avait reçu une bulle d'oxygène de l'État français, actionnaire d'Air France-KLM, qui a apporté 7 milliards d'euros au groupe franco-néerlandais, dont 4 milliards de prêts bancaires garantis et 3 milliards de prêt direct, en lui demandant d'améliorer sa rentabilité et son impact environnemental.

Aux Pays-Bas, KLM a reçu une aide de 3,4 milliards d'euros (un prêt de 1 milliard d'euros et une garantie de l'État sur 90% d'un prêt supplémentaire, pour un montant maximal de 2,4 milliards d'euros). 

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés