Airbus s'apprête à des décisions difficiles

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Le constructeur aéronautique européen envisage des suppression d'emplois, mais en privilégiant les départs volontaires et les prépensions. Dans un premier temps

L’avionneur européen Airbus prévoit de poursuivre des suppressions d'emplois volontaires avant de rechercher des réductions forcées. Le constructeur s’efforce de réduire ses coûts mais sans provoquer un tollé politique en France et en Allemagne.

Airbus n'imposerait donc des licenciements qu'en dernier recours, après avoir épuisé les départs volontaires et les retraites anticipées dans ses opérations de fabrication. Le total devrait se situer entre 12.000 et 16.000 employés, selon un analyste de Bloomberg Intelligence.

Pris dans un ralentissement de la demande qui pourrait durer jusqu'à cinq ans, Airbus doit rapidement maîtriser ses dépenses et retrouver son équilibre financier d'ici la fin de l'année, a averti le directeur général Guillaume Faury dans sa dernière lettre au personnel, citée par Bloomberg.

L'ampleur de la crise appelle "des décisions déchirantes", a déclaré Faury. "Ce que cela signifie en réalité, c'est une réduction nécessaire de nos activités."

Coupes de production

Airbus a augmenté ses liquidités, réduit sa production et mis ses employés en congé roulant depuis le début de la crise sanitaire. Mais le groupe n'a pas encore mis en place de plan de restructuration.

Ce serait une première pour l’entreprise, dont la marge de manœuvre est réduite par les sensibilités politiques en France et en Allemagne.

La société prévoit de donner davantage d’indications d'ici la fin juillet, a déclaré Faury dans la lettre, mentionnée par La Tribune.

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