Amos a livré le dernier miroir du télescope spatial Euclid

©Anthony Dehez

La mission Euclid vise à déterminer l’origine de l’accélération de l’expansion de l’Univers. La société liégeoise Amos, spécialisée dans les optiques spatiales, y participe.

Amos vient de livrer à Airbus Defence and Space le dernier miroir du télescope spatial européen Euclid. Il s'agit du cinquième miroir en carbure de silicium poli par la société liégeoise pour cette mission scientifique révolutionnaire.  

Il va cartographier la distribution en 3D de deux milliards de galaxies réparties sur la majeure partie du ciel.

Euclid est un télescope spatial conçu pour étudier l'Univers sombre, qui représente plus de 95% du contenu de l'Univers.

Il va cartographier la distribution en 3D de deux milliards de galaxies réparties sur la majeure partie du ciel et de la matière noire qui leur est associée. Cet engin, qui constitue le projet de télescope spatial le plus ambitieux et le plus complexe de l’Agence spatiale européenne (ESA) devrait être lancé mi-2022 depuis Kourou.

Récemment, la mission Gaia avait déjà révolutionné la façon dont nous comprenons l'évolution de notre galaxie en cartographiant avec une précision extrême la position et la vitesse de plus d'un milliard d’étoiles dans la Voie Lactée.

Euclid cartographiera la structure à grande échelle de l'Univers sur 10 milliards d'années-lumière.

La mission Euclid fera de même pour l’ensemble de l'univers visible. Elle va cartographier la structure à grande échelle de l'Univers sur 10 milliards d'années-lumière, révélant l'histoire de son expansion et de la formation des grandes structures au cours des trois derniers quarts de son histoire.

Comme pour Gaïa, Amos a été choisi par Airbus et l'ESA pour fabriquer tous les miroirs de vol d’Euclid en aval du miroir primaire. Ces miroirs sont fabriqués en carbure de silicium, un des matériaux les plus stables qui soit, de sorte qu’ils conservent leur forme malgré les conditions extrêmes rencontrées dans l'espace. Ils ont été polis avec une rugosité de surface de 1 nanomètre (1 milliardième de mètre).

Une prouesse technique

Le dernier miroir, livré fin juin, représente à lui seul une prouesse technique puisque seules deux sociétés en Europe maîtrisent les procédés de polissage nécessaires pour gommer les derniers défauts à l'échelle nanométrique  du carbure de silicium.  

Outre les cinq miroirs de vol livrés pour Euclid, Amos a également conçu et réalisé le collimateur de 1,2 m de diamètre qui permettra de tester le télescope complet sous vide au Centre Spatial de Liège.

Une autre société implantée à Liège participe également à Euclid: Spacebel est responsable du développement du logiciel de contrôle des sous-systèmes et de gestion des données pour ce projet.

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