Avion d'affaire cherche co-propriétaire

Stéphan Maertens, initiateur du projet Fly Europ, rêvait d'apprendre à voler...

Fly Europ se rêve en compagnie d'aviation d'affaires. En attendant sa licence, elle ouvre son tour de table à de nouveaux copropriétaires de son appareil.

Derrière tout entreprise, il y a toujours une part de rêve. Celui de Stéphan Maertens, après avoir vendu sa société de mécanique industrielle était d'apprendre à voler. "A 62 ans, j'aspirais à autre chose. Mes enfants n'étaient pas candidats à la reprise, j'ai donc vendu mes activités. Et j'ai pris des cours de pilotage", se souvient-il.

Deux ans de formation plus tard, il loue de temps en temps de petits appareils pour son plaisir. "Des coucous bruyants et pas toujours très confortables, mais d'un prix horaire très abordable." Quelque 400 euros de l'heure pour deux ou trois personnes en fonction de la distance à comparer à 4.000 euros pour un jet privé, avec pilote...

Mais l'homme reste un entrepreneur. Persuadé qu'il existe un positionnement intermédiaire entre les "coucous" à faible rayon d'action et les jets de luxe, il mène deux études de marché. Et se prend au jeu. Il bâtit un businesss plan pour le leasing d'un appareil. Le projet séduit Belfius qui finance le leasing à 100%. Restait à trouver les partenaires pour le financement opérationnel, six entrepreneurs liégeois en l'occcurence. L'affaire est lancée!

L'avion répond aux critères du positionnement: un bimoteur à hélices plutôt confortable pouvant embarquer 4 à 5 passagers pour un rayon d'action qui permet d'aller jusqu'en Italie, en fonction du poids embarqué. La compagnie effectue ses premiers vols en juin 2019. En attendant une licence d'exploitation commerciale, qui devrait arriver au printemps prochain, Fly Europ ne peut affréter que des vols privés, c'est-à-dire avec l'un des copropriétaires à bord.

Trois appareils

"Dès ce précieux sésame obtenu, nous serons la seule compagnie belge pour des avions d'affaires de moins de huit places", affirme Maertens. Le business plan prévoit trois appareils à terme, un en Flandre, le deuxième à Liège et le troisième à Luxembourg. Mais d'ici là, il faut tenir la distance et la crise sanitaire n'aide pas...

Maertens et ses partenaires se mettent donc en chasse de nouveaux copropriétaires pour l'avion. Ticket d'entrée à 30.000 euros pour des heures de vol facturées à 550 euros par heure. "Nous cherchons des investisseurs qui veulent ou qui doivent se déplacer. Compte tenu des capacités de l'appareil, le gain de temps est considérable par rapport aux lignes aériennes commerciales. Nous pouvons atterrir sur des aéroports régionaux qui sont souvent beaucoup plus près de la destination finale. Il ne faut pas 10 minutes entre le parking de l'aéroport et l'allumage des moteurs de l'avion. Et par rapport aux prix de billets business pour autant de personnes, nous sommes tout-à-fait compétitifs", assure Maertens.

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