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Boeing gèle la production des 737 MAX

Quelque 400 Boeing 737 MAX sont cloués au sol à travers le monde. ©AFP

Après avoir réduit sa cadence de production, Boeing a décidé de ne temporairement plus construire de 737 MAX. Cette décision ne devrait pas entraîner de licenciements, a promis la direction du groupe, mais les fournisseurs de Boeing en pâtiront.

On s'attendait à une annonce de Boeing sur sa production de 737 MAX. Elle est tombée lundi, après la fermeture des marchés américains: Boeing annonce suspendre la production de ses appareils 737 MAX, cloués au sol depuis la mi-mars à la suite du crash de deux appareils. Une première, depuis plus de 20 ans.

"Cet arrêt temporaire nous permettra d'améliorer nos systèmes pour une livraison plus efficace et une remise en activité des 737 Max en toute sécurité", explique le directeur commercial Stan Deal dans une note aux salariés. "La remise en service du 737 MAX en toute sécurité est notre priorité."

La seule bonne nouvelle est que la direction de Boeing a promis de ne licencier de travailleur.
Rick Larsen
Élu démocrate à la Chambre des représentants

Pas de licenciements

Le constructeur précise également que cet arrêt de production, qui aura des répercussions sur sa chaîne globale d'approvisionnement, ne se traduira pas par des licenciements parmi ses 12.000 salariés. Une partie des travailleurs concernés continuera à effectuer des travaux liés au 737. Les autres seront redéployés sur des sites de la région.

L'impact immédiat sur l'entreprise reste minime compte tenu du fait que la cadence de production avait déjà été réduire de 52 à 42 appareils par mois.

La remise en service du 737 MAX en toute sécurité reste officiellement la priorité de Boeing. ©AFP

"La seule bonne nouvelle est que la direction de Boeing a promis de ne pas licencier de travailleur. Je suis prêt à travailler avec les travailleurs de Boeing pour s'assurer ... qu'ils auront encore un emploi en cas d'arrêt prolongé", a déclaré le député Rick Larsen souhaitant éviter toute hémorragie sociale dans la région de Renton (État de Washington) où se situe l'usine de production des 737 MAX.

Boeing ne précise pas la durée de ce "shut down". L'immobilisation actuelle des appareils est déjà chiffrée à plus de 9 milliards de dollars. Cette facture n'a pas encore été révisée en fonction de la décision de lundi.  

Tous les regards se tournent également vers les fournisseurs, avec une question: quel sera l'impact "Boeing" sur des General Electric, Safran et autres? Cette décision devrait aussi avoir, plus globalement, un impact sur l'économie américaine.

À quand un retour dans les airs?

La suspension de la production intervient quelques jours après les déclarations de la Federal Aviation Administration (FAA), selon lesquelles les 737 Max ne reprendraient pas du service avant 2020.

Le feu vert de la FAA est attendu au plus tôt en février, mais un report en mars est d'ores et déjà évoqué.

Depuis la mise en service du 737 Max en mai 2017, Boeing a livré plus de 370 appareils. Depuis les crashs de la Ethiopian Airlines et de Lion Air, ces appareils sont stationnés partout dans le monde sur les tarmacs des aéroports.

Quant au constructeur, il s'attelle à l'adaptation de son système anti-décrochage qui est à l'origine de ces accidents et attend la validation de ces modifications par la FAA. Ce feu vert est attendu au plus tôt en février, mais un report en mars est d'ores et déjà évoqué.

Le système devra ensuite être avalisé par les autorités des autres pays. Les régulateurs européen et chinois ont déjà indiqué que leur validation pourrait prendre plus de temps. Une fois ces accords en poche, Boeing devra encore installer les nouveaux softwares dans tous les appareils et fournir une formation aux pilotes.    

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