Brussels Airlines dépasse pour la première fois le seuil des 10 millions de passagers

Brussels Airlines a clôturé ses comptes pour l'exercice 2018. ©BELGA

La compagnie belge, filiale de Lufthansa, clôture l'année 2018 avec un bénéfice net de 12,8 millions d'euros. Son chiffre d'affaires, à 1,5 milliard d'euros, est en progression de 12% par rapport à l'exercice précédent.

Pour la première fois de son histoire, la compagnie aérienne belge passe la barre des 10 millions de voyageurs transportés. Une large portion de cette hausse d'affluence (de 10% par rapport à 2017) est attribuable aux vols assurés par Thomas Cook Airlines Belgium, dont la plupart des activités ont été reprises par Brussels Airlines en 2017. Grâce à l'étroite collaboration entre Brussels Airlines et la branche belge du plus vieux spécialiste du voyage au monde, 26 nouvelles destinations ont pu être desservies en 2018. 

12,8
millions d'euros
La compagnie aérienne belge a enregistré un bénéfice net de 12,8 millions d'euros en 2018, contre une perte de 61,9 millions en 2017.

Brussels Airlines s'améliore aussi nettement du côté de ses résultats puisqu'elle enregistre un (petit) bénéfice net de 12,8 millions d'euros, contre une perte de 61,9 millions en 2017. Son chiffre d'affaires s'élève, lui, à 1,5 milliard d'euros, soit une amélioration de 12% en un an.

L'entreprise signale qu'au-delà de l'augmentation du nombre de passagers et du taux d'occupation moyen de ses vols à 81% (+2%), la conclusion d'un accord à l'amiable avec des compagnies d'assurance à la suite des attentats du 22 mars 2016 a permis l'affectation exceptionnelle de 17 millions d'euros au résultat opérationnel. 

Un aller-retour en "low cost"

Si les résultats sont meilleurs que ceux de l'exercice précédent, ils n'en restent pas moins heurtés par la forte pression sur les prix des billets d'avion qui tétanise le secteur, et plus particulièrement celui des court-courriers européens.

Rachetée par les allemands de Lufthansa en 2016, Brussels Airlines était initialement supposée renforcer les rangs de la division "low cost" du groupe, emmenée par la compagnie Eurowings. Mais, cette affectation, jugée contre nature par le personnel de la compagnie belge, n'est plus d'actualité. Suite à un avertissement sur résultats publié par Lufthansa le 17 juin 2019, il a été décidé, au sein du groupe allemand, de détacher la compagnie belge du projet Eurowings, jugé contre-performant et souffrant de la concurrence dévastatrice des Ryanair, EasyJet et Wizz sur le marché européen.

Au moment de l'analyse de l'exercice 2019, il sera donc question des résultats de Brussels Airlines en sa qualité de compagnie dite "de réseau", c'est-à-dire plus autonome, au même titre qu'Austrian Airlines et Swiss, elles aussi filiales du groupe allemand.

N'étant plus une "low cost" estampillée Eurowings donc, la compagnie belge comptera, entre autres, sur son expertise des destinations africaines pour atteindre l'objectif de hausse des recettes unitaires fixé à 3% pour 2022 par la maison-mère.

Rappelons tout de même que, dans le cadre de ce revirement stratégique, Lufthansa vise, pour ses "compagnies de réseau", une réduction des coûts opérationnels de 1 à 2% annuellement. Des ajustements significatifs en perspective, certes, mais moins lourds que pour Eurowings, dont il est attendu qu'elle réduise ses coûts au siège-kilomètre de 15% à l'horizon 2022.   

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