"Brussels Airport s'attend à une perte annuelle de plus de 150 millions d'euros"

Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport, reconnaît que la restructuration de Brussels Airlines ne sera pas sans impact sur l'aéroport. ©Emy Elleboog

La compagnie aérienne Brussels Airlines a annoncé un plan de restructuration avec des emplois, des destinations et des avions supprimés. Ce plan ne sera pas sans effet sur l'aéroport de Bruxelles qui tourne déjà au ralenti.

La restructuration de Brussels Airlines ne limitera pas ses effets à la compagnie aérienne. "L'aéroport est un écosystème. Les pertes d'emploi chez Brussels Airlines auront un effet en cascade dans d'autres sociétés à Brussels Airport", indique le CEO de l'aéroport Arnaud Feist sur Bel RTL. L'impact exact est difficile à chiffrer. L'aéroport compte quelque 25.000 emplois sur le site auxquels s'ajoutent d'autres emplois hors site.

150
millions €
Brussels Airport s'attend pour l'année à une perte de plus de 150 millions d'euros.

Pour l'heure, aucun plan de restructuration n'est prévu à l'aéroport où 70% du personnel est actuellement en chômage. L'aéroport a vu son activité réduite de 90% à cause des mesures liées à la pandémie du Covid-19 avec un flux de passagers réduit, lui aussi, de 90%.

"On s'attend pour l'année à une perte de plus de 150 millions d'euros. Mais aucun licenciement n'est prévu." Arnaud Feist confirme par ailleurs qu'un retour à la normale dans le secteur aérien n'était pas attendu avant deux-trois ans. "Il y aura un impact à court terme, mais les gens auront toujours besoin de voir leur famille ou de voyager. Toutes les réunions ne pourront pas se faire à distance."

12 ans pour se faire un réseau

Quant au sauvetage de Brussels Airlines, il dit comprendre la position de l'État. "Lufthansa doit sauver en premier lieu la compagnie. On peut envisager de l'argent public, mais cet argent ne doit pas servir à renflouer les caisses de Lufthansa."

Après la faillite de Sabena, il a fallu 12 ans à Brussels Airlines pour se reconstituer un réseau continental depuis Bruxelles.

Faut-il laisser Brussels Airlines partir en faillite et relancer une nouvelle compagnie sur ses cendres, comme ce fut le cas avec Sabena? Pour Feist, c'est là un éventuel "plan B" voire "C". Après la faillite de Sabena, il a fallu 12 ans à Brussels Airlines pour se reconstituer un réseau continental depuis Bruxelles. Le plan A, c'est de laisser Brussels Airlines dans Lufthansa."   

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés