Brussels Airport veut taxer davantage les avions les plus polluants

©BELGA

Les plus gros pollueurs du ciel, soit les avions qui émettent plus de CO2 et de particules fines, devront payer davantage de taxes dès 2021 à Brussels Airport. C'est l'ambition du CEO de l'aéroport, Arnaud Feist.

L'aéroport national de Zaventem aurait décidé de tenir compte, dès 2021, des émissions de CO2 et de particules fines pour le calcul de ses redevances, ont révélés De Standaard et Het Nieuwsblad ce vendredi dans leurs colonnes. 

"De cette manière, nous souhaitons favoriser les avions modernes avec des émissions moindres. Les plus gros pollueurs payeront, les bons élèves seront récompensés."
Arnaud Feist
CEO de Brussels Airport

Les plus gros pollueurs sont visés. "De cette manière, nous souhaitons favoriser les avions modernes avec des émissions moindres. Les plus gros pollueurs payeront, les bons élèves seront récompensés", a indiqué le CEO de Brussels Airport, Arnaud Feist.

Ce dernier a précisé à l'Echo cependant, qu'il s'agit d'une ambition de l'aéroport pour 2021. Il faudra d'ici là négocier avec les compagnies sur ces nouveaux tarifs. S'il n'y pas d'accord, ce sera au régulateur de fixer ces nouveaux prix en fonction de la pollution des avions. 

Contrairement à ce qui était relayé ce vendredi matin dans plusieurs médias, ce ne sont pas les tarifs par passager qui seront revus à la hausse pour les avions les plus polluants, mais bien les droits d'atterrissage et de décollage.  

Les tarifs sont d'ailleurs régulés à l'aéroport national à l'inverses des aéroports régionaux. 

À l'heure actuelle, les coûts pour les plus ancien des appareils sont déjà trois fois plus élevés que pour le modèle le plus récent. Mais les critères actuels tiennent principalement compte du bruit occasionné par les avions, et non des émissions polluantes.

Néanmoins, les avions les plus récents ont déjà naturellement tendance à moins polluer. 

Les tarifs au décollage et à l'atterrissage sont fonction de la taille et du type d'avion. Pour un avion standard, le tarif d'un mouvement est d'environ 120 euros. Avec 230.000 mouvements par an, cela représente une somme considérable pour l'aéroport.

En matière d'environnement, le CEO de Brussels Airport entend en faire beaucoup. Mais alors que l'on prévoit des taxes sur les billets d'avion, il prévient qu'il ne faudrait pas arriver à une situation où seuls les riches peuvent voyager. "Si on place les taxes à 50 ou 100 euros par mois, il faut bien se rendre compte que cela va détruire des emplois", ajoute-t-il. 

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