Cette fois, ce sont les ailes de certains Boeing qui posent problème

©REUTERS

Décidément, les ennuis s'accumulent pour Boeing. L'autorité américaine de l'aviation civile a désormais identifié des pièces défectueuses sur les ailes des Boeing MAX et NG. Le constructeur a 10 jours pour agir.

Après les systèmes anti-décrochage, ce sont désormais les ailes des Boeing dont des modèles MAX, qui sont au centre de toutes les attentions.

En effet, l'autorité de l'aviation civile américaine a fait savoir dimanche qu'une pièce des Boeing 737 MAX et NG pourrait présenter des défauts de fabrication. La FAA vise des glissières de becs de bord d'attaque fabriquées par un sous-traitant. Ces becs de bord d'attaque sont des panneaux mobiles situés à l'avant des ailes. Ils augmentent la portance et diminuent la vitesse de décrochage. Ils permettent donc de raccourcir les décollages et les atterrissages.

Les divergences entre les régulateurs ne sont dans l'intérêt de personne.
Alexandre de Juniac
Directeur général de l'IATA

L'agence précise toutefois qu'une rupture complète de la pièce en question n'entraînerait pas d'accident. Mais, elle pourrait bel et bien causer des dommages en vol. La FAA attend désormais de Boeing qu'il se mette en conformité endéans les 10 jours. Dans l'intervalle, les avions peuvent continuer de voler.

Dans un communiqué, publié après les déclarations de la FAA, Boeing indique avoir été informé du problème. Il ajoute avoir identifié 20 avions 737 MAX porteurs de ces pièces défectueuses, un 159 MAX, 21 avions 737 NG alors que 112 appareils NG supplémentaires seront vérifiés. Les compagnies aériennes vont donc effectuer les vérifications.

En attendant les modifications du MCAS 

Reste que les autorités américaines attendent toujours la mise à jour du logiciel anti-décrochage, MCAS. L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a déjà indiqué qu'elle se réservait le droit de procéder à ses propres estimations, et ce à son rythme.

300
appareils
Plus de 300 appareils (179 avions MAX et 133 NG) pourraient disposer des glissières de becs de bord d'attaque incriminées par la FAA. Ces avions ont été construits à partir de 1997.

L'associations internationale du transport aérien (IATA) a, elle, appelé les organismes de régulation à se coordonner sur les modifications du système de navigation du Boeing 737 MAX. "Les divergences entre les régulateurs ne sont dans l'intérêt de personne", a jugé Alexandre de Juniac, le directeur général de l'IATA.

En attendant, les Boeing 737 MAX restent cloués au sol depuis le mois de mars, suite à deux accidents meurtriers. Il y a quelques jours, le constructeur semblait pourtant laisser entendre qu'un retour dans les airs était envisageable en juillet. 

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