Chez skeyes, une trêve sociale précaire durant l'été

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La CSC, qui avait menacé de déclencher de nouvelles actions durant l’été, calme le jeu. Pas d’actions s’il n’y a pas de "provocations" de la direction. Les interlocuteurs sociaux doivent se revoir le 8 juillet prochain.

Lentement et laborieusement, syndicats et direction de skeyes, la société en charge du contrôle de l’espace aérien belge, poursuivent leurs discussions sur la mise en œuvre – selon la direction – ou sur l’amélioration – selon les syndicats – de l’accord social, approuvé jusqu’ici par le seul syndicat socialiste CGSP.

La concertation s’est poursuivie lundi dans un climat qualifié de "constructif" par la direction. Les discussions se poursuivront le 8 juillet, dans un climat en principe un peu plus serein que les dernières semaines.

En prélude à cette nouvelle session de négociations, l’ACV-Transcom, le pendant flamand de la CSC-Transcom, avait donné un petit coup de pression supplémentaire sur la direction de l’ex-Belgocontrol en indiquant ne pas exclure de nouvelles actions durant la période estivale.

"Pas de provocation, sinon…"

La tension est quelque peu retombée lundi, le syndicat chrétien calmant le jeu et précisant qu’il ne prévoyait pas d’actions dans l’immédiat.

"Si la direction nous provoque, nous réagirons directement et fortement."
Kurt Callaerts
secrétaire permanent de l’ACV-Transcom

Mais il maintient l’épée de Damoclès au-dessus de la tête de la direction. "Tant qu’il n’y aura pas de provocation venant de la direction, nous continuerons à discuter. Mais si elle nous provoque, nous réagirons directement et fortement", a dit Kurt Callaerts, secrétaire permanent de l’ACV-Transcom.

Pour rappel, ce conflit social empoisonne depuis des mois la vie de l’entreprise. Un accord avait fini par être trouvé début mai. Il prévoit notamment une réduction du temps de travail de 35 heures à 32 heures à CANAC et à 30 heures pour Liège, où deux fois plus de services de nuit sont prestés, un raccourcissement des services de nuit de 10 à 8 heures, une adaptation de la prime pour les services de nuit ou encore la mise en place d’un système d’enregistrement du temps de travail.

Mais il n’a reçu le soutien que de la seule CGSP socialiste, l’ACV – syndicat majoritaire dans l’entreprise – et le syndicat libéral estimant qu’il n’apporte pas de solutions structurelles aux problèmes de charge de travail et de sous-effectif chez skeyes.

Pour les syndicats chrétien et libéral, cet accord n’offre pas de solutions structurelles et laisse subsister des zones d’ombre. D’où leur volonté de poursuivre les discussions sur la substance de l’accord.

La direction, de son côté, affirme ne vouloir discuter que de la mise en œuvre de l’accord social, alors que l’ACV-CSC et le VSOA-SLFP réclament une renégociation pure et simple.

Une simple querelle sémantique? On devrait en savoir plus le 8 juillet prochain. Les différentes parties se retrouveront ce jour-là pour poursuivre les discussions.

D’ici là, un calme précaire devrait prévaloir.

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