Clap de fin pour Swissport et ses 1.500 travailleurs en Belgique

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Les curateurs estiment qu'aucune reprise n'est possible chez Swissport. Les 1.469 travailleurs vont donc être licenciés.

Il n'y aura pas de redémarrage possible pour Swissport, le fournisseur de services attitré de Brussels Airlines. C'est ce que les administrateurs ont signalé aux syndicats ce mercredi. Cela signifie que les 1.469 employés du fournisseur de services aériens seront licenciés.

Selon les syndicats, Swissport n'a plus d'argent à sa disposition et il n'y a pas d'acheteur potentiel. Les curateurs doivent donc se séparer du personnel quitte à transférer tous les actifs ensuite à un éventuel repreneur. 

Les syndicats pointent également du doigt le gouvernement et dénoncent le manque de soutien. "Je constate que 1.500 personnes perdent leur emploi", a déclaré Hans Elsen du syndicat chrétien CSC-ACV. Les politiques et le directeur de l'aéroport "gardent le silence". Même son de cloche chez Olivier Van Camp, du syndicat des fonctionnaires socialistes BBTK (SETCa): l'État "ne veut pas sauver Swissport", "scandaleux", a-t-il martelé.

La course contre la montre débute donc, une solution doit être trouvée rapidement. Lundi, Brussels Airlines reprend ses activités et Swissport est son partenaire principal pour toutes les opérations des agents d'assistance en escale.  "Il faut trouver une solution à court terme et à long terme", nous explique Nathalie Pierard, porte-parole de l'aéroport. Car Swissport s'occupe non seulement des bagages, mais aussi du remorquage des avions, du boarding ou du check-in. 

Un remplaçant temporaire à trouver rapidement

L'aéroport a 6 mois pour lancer un appel d'offres pour avoir un deuxième fournisseur de ce type de services, à côté d'Aviapartner. C'est une obligation légale. En attendant, une solution pourrait être de trouver des remplaçants temporaires, le temps que la procédure soit mise en place, ce qui est prévu par la loi. Ceux-ci devraient alors négocier un contrat dans lequel ils retrouveraient leurs billes avec des compagnies aériennes qui ne roulent pas sur l'or pour le moment. 

Selon nos collègues du Tijd, le SPF Mobilité a dans ce cadre donné la permission aux agents de Swissport Cargo (qui n'est pas concernée par la faillite et continue d'opérer à Liège et à Bruxelles) et de DNata (Émirats) d'offrir leurs services pour les avions passagers de manière temporaire. Une information démentie par l'aéroport qui indique dans un communiqué que "contrairement à ce qui a été annoncé dans certains médias, Brussels Airport n’a pas accordé ce jour de licence à de nouveaux prestataires pour effectuer les services d’assistance en escale pour les activités passagers. Aucune reconnaissance n’a d’ailleurs également été accordée par la DGTA".

"Certaines compagnies aériennes ont d’ores et déjà conclu des contrats ad-hoc avec Aviapartner", ajoutent les équipes de l'aéroport.

Brussels Airlines et Tui possèdent également la licence pour opérer elles-mêmes si elles le souhaitent. Encore faut-il dans ce cas-là avoir le personnel qualifié pour réaliser des opérations souvent complexes. Par le passé, les compagnies aériennes ont déjà effectué certaines tâches sur le tarmac comme le chargement de bagages. Chez Brussels Airlines, des employés de bureau volontaires ont été, dans des situations exceptionnelles, guidés par des chefs d'équipe habitués à ce type de tâche, nous explique-t-on chez Brussels Airlines.

Tui a également déjà opéré sur le tarmac dans certaines circonstances exceptionnelles comme des grèves.

"Heureusement, on ne commence qu'avec 11 vols les premiers jours", souligne Maaike Andries, porte-parole de Brussels Airlines.

Des vols d'autres compagnies ont déjà été annulés à l'aéroport de Bruxelles mercredi en raison de la faillite de Swissport. Il s'agit de vols à destination et en provenance d'Helsinki, de Francfort et de Rome, a précisé l'aéroport de Zaventem.

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