Dans le rouge, Ryanair craint une seconde vague du coronavirus

La compagnie aérienne Ryanair parle du trimestre le plus difficile de ses 35 ans d'existence. ©REUTERS

Ryanair termine son 1er trimestre dans le rouge, mais limite la casse. La compagnie low cost craint désormais une deuxième vague qui mettrait à mal la reprise.

Ryanair termine son premier trimestre (avril-juin) sur une perte nette de 185 millions d'euros , là où elle affichait en 2019 un bénéfice de 243 millions. La compagnie aérienne low cost a souffert de la paralysie du trafic provoquée par la pandémie du coronavirus. Parlant du trimestre le plus "difficile de ses 35 années d'existence", Ryanair réussit toutefois à limiter la casse alors qu'elle avait évoqué une perte pouvant aller jusqu'à 200 millions.

Le nombre de passagers transportés s'est largement réduit (500.000 contre 42 millions un an plus tôt). Son chiffre d'affaires est passé de 2,312 milliards à 125 millions d'euros.

"Notre plus grande crainte en ce moment est une deuxième vague de cas à travers l'Europe à la fin de l'automne, alors que la saison annuelle de la grippe commencera."
Ryanair

Crainte d'une 2e vague

Ryanair, qui continue à perdre de l'argent pendant cette période estivale, craint une deuxième vague de contamination. Une telle éventualité mettrait à mal les perspectives de redressement pour l'année prochaine.

"Il est impossible de prédire combien de temps la pandémie va persister. Notre plus grande crainte en ce moment est une deuxième vague de cas à travers l'Europe à la fin de l'automne, alors que la saison annuelle de la grippe commencera", lit-on dans un communiqué de la société.

Ryanair a repris les airs le 1er juillet dernier. La société irlandaise prévoit d'opérer environ 40% de ses vols habituels ce mois-ci, 60% en août et 70% en septembre. Cela étant, la Grande-Bretagne vient de rétablir les règles de quarantaine pour les personnes arrivant d'Espagne, ce qui pourrait avoir un impact.

40%
Ryanair prévoit d'opérer environ 40% de ses vols habituels ce mois-ci, 60% en août et 70% en septembre.

Deux à trois ans de galère

La compagnie s'attend à oeuvrer dans un secteur déprimé pendant deux à trois ans. Elle anticipe une hausse des coûts et une capacité réduite.
Michael O’Leary, le CEO, entrevoit, en outre, une bataille tarifaire entre compagnies en quête d'augmentation des parts de marché. Ryanair pourrait aussi profiter des mesures de réduction de flotte annoncées par des opérateurs de réseau comme Lufthansa.

Certes Ryanair n'échappera pas aux réductions de coûts et a déjà annoncé des suppressions d'emplois. En Belgique, une procédure Renault a été lancée pour 44 pilotes et 40 stewards.

Pas de prévisions

Le groupe dit disposer d'une solide trésorerie de 3,9 milliards d'euros, qu'il préserve en réduisant les coûts et les dépenses.
Ryanair précise ne pas pouvoir donner d'objectif de résultats sur l'exercice.
Il s'attend toutefois à une perte moins lourde au deuxième trimestre de son exercice comptable (juillet-septembre) par rapport au précédent grâce à la reprise du trafic.

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