Des pilotes belges pour faire décoller les avions Ryanair aux Pays-Bas

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Avec 400 vols annulés en Europe ce vendredi, les grèves du personnel de Ryanair impactent de nombreux vacanciers. Des pilotes belges indépendants ont été sollicités par Ryanair pour piloter des avions installés à Eindhoven, aux Pays-Bas.

Ryanair, qui est englué dans un conflit social inédit, fait face ce vendredi à de nouvelles grèves à  l’échelle européenne. Une grève simultanée des pilotes se déroule dans cinq pays: Belgique, Allemagne, Suède, Irlande et Pays-Bas.

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Au total, quelque 400 vols sont annulés, impactant 55.000 passagers, dont 14.000 en Belgique. Des pilotes ont pris part à un rassemblement de protestation à l’aéroport de Charleroi, qui est la première base continentale de la compagnie low cost. C’est aussi la troisième plus importante implantation de Ryanair, avec 22 Boeing 737-800. Ces pilotes, banderoles à la main, proclament "Ryanair en grève" ou encore "Respectez-nous".

Des pilotes belges sous statut indépendant ont même été sollicités par la low cost afin de piloter des avions installés à Eindhoven, aux Pays-Bas. Grâce à ces pilotes belges, 11 vols sont tout de même partis depuis Eindhoven, où les pilotes néerlandais sont aussi en grève, explique Didier Lebbe, responsable national à la CNE. "Certains ne voulaient pas y aller mais ont dû y aller en raison de leur statut. On sait que ce sont de faux-indépendants. L'inspection sociale a déjà mis le doigt là-dessus. Mais rien ne bouge et Ryanair continue à profiter de ça", a-t-il réagi.

→ Ce que les syndicats reprochent

Les syndicats, qui souhaitent qu’un dialogue social soit établi avec la compagnie aérienne irlandaise, lui reprochent sa politique d’emploi, le recours à des contrats précaires et au dumping social. Selon les syndicalistes, Ryanair impose, quand il peut, des contrats de travail irlandais plus flexibles au personnel naviguant, même s’ils vivent ailleurs qu’en Irlande. Pour se justifier, la compagnie relève que la majeure partie du travail se fait à bord d'avions immatriculés en Irlande.

→ Ce que les syndicats demandent

Ils réclament une hausse de salaire, l'intégration des intérimaires ou encore des contrats de travail du pays de résidence des pilotes.

Pour le personnel basé à Charleroi, cette référence à la législation du pays de résidence, en l’occurrence la Belgique, signifierait notamment la prise en compte de l'ancienneté et la possibilité d'indemnité de chômage. "Aujourd'hui, on n'y a pas droit comme on dépend de la sécurité sociale irlandaise", a expliqué un pilote.

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