Au moins 140 vols annulés à Brussels Airport ce mardi

©REUTERS

Après une longue journée de lundi marquée par des propositions et contre-propositions, les négociations se poursuivent ce mardi au sixième jour de grève. Au moins 140 vols sont annulés.

Les syndicats et la direction d'Aviapartner se sont quittés tardivement lundi soir sans accord, ont précisé les syndicats. Une action de solidarité des syndicats sera organisée mardi à 11h00 et la négociations reprendront ensuite.
    ♦ Conséquence? Au moins 140 vols à Brussels Airport sont annulés en raison de la grève. Pour savoir s'ils peuvent se rendre ou non à l'aéroport ce mardi, les passagers du jour sont appelés à prendre contact avec leur compagnie aérienne.

A noter qu'un tel conflit social n'est pas une première, et s'est déjà produit chez l'autre manutentionnaire, Swissport. "Il n'y a qu'une façon de changer cette situation: amener un troisième acteur à Zaventem", selon l'économiste Eddy Van de Voorde (UAntwerpen). "Cela peut amener un peu de sérénité sur le marché en décourageant les grèves, puisqu'il y a d'autres alternatives."

Des huissiers en renfort

Ce lundi, la direction a envoyé un huissier de justice afin de constater le blocage des syndicalistes de ceux qui voulaient travailler, explique Laurent Levaux, président du groupe Aviapartner.

Certains grévistes ont bloqué un véhicule d'Aviapartner afin d'empêcher un avion de Vueling de décoller, à vide, puisque les passsagers ne pouvaient pas embarquer depuis 5 jours. "Comme des cadres étaient disposés à accomplir la manoeuvre et qu'on les empêchait de travailler, Aviapartner a fait appel à un huissier. Lorsque celui-ci est arrivé, le véhicule a été débloqué et l'avion a pu partir", explique également Levaux. 

La direction d'Aviapartner a donc fait appel à un huissier afin qu'il veille au départ à vide des derniers avions immobilisés à Brussels Airport en raison de la grève. "Un huissier de justice a été appelé pour s'assurer qu'aucun incident ne se produise et que le 'pushback' des avions se déroule sans problèmes", précise un porte-parole d'Aviapartner. Le "pushback" désigne la manœuvre de recul d'un avion à l'aide d'un véhicule pendant que les moteurs sont enclenchés.

A Ostende, Aviapartner cherche un repreneur

La société Aviapartner Ostende, qui gère les bagages sur l'aéroport régional, va être soumise à une réorganisation judiciaire. L'entreprise est en perte depuis des années déjà et cherche dès lors un repreneur. Vendredi, à l'occasion d'une réunion du personnel, la direction a informé le personnel que l'entreprise allait demander lundi une réorganisation judiciaire, et se protéger ainsi de ses créanciers. Avec cette démarche, Aviapartner Ostende s'offre quelques mois pour trouver un éventuel repreneur.

Comptant une quarantaine d'employés, l'entreprise traite depuis 2011 tant le cargo que les bagages sur le site de l'aéroport ouest-flandrien. Les pertes enregistrées sont essentiellement liées à une baisse constante du volume cargo. Depuis le déménagement de ANA Aviation vers l'aéroport de Liège, la charge de travail a diminué de moitié à Ostende. En 2007, Aviapartner avait traité 110.000 tonnes de marchandises à Ostende. En 2017, il n'y en avait plus que 23.000 seulement. 

Le personnel basé à Ostende a d'ailleurs décidé de déposer un préavis de grève à l'issue d'une assemblée générale. "Nous donnons toutes ses chances à la concertation mais nous voulons garder nos options ouvertes car la coupe est pleine", déplore ainsi Birger Victor de l'ABVV, pendant flamand de la FGTB. Le préavis de grève prend effet immédiatement et pour une durée indéterminée, prévient le syndicaliste socialiste. "Cela fait des années que nous nous plaignons de la mauvaise administration chez Aviapartner. On nous promet tout mais ces promesses ne sont jamais tenues. Il y a un manque permanent de personnel et trop d'emplois intérimaires." Un avion est parfois traité avec seulement un employé permanent et six ou sept temporaires, illustre-t-il. 

 

 

J'ai eu Levaux (vive les interruptions de séances!) qui m'a dit que les huissiers sont venus pour constater le blocage par des syndicalistes de ceux qui voulaient travailler. Il n'est pas au courant du vol de chariots.

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