interview

Etienne Davignon: "Un virage stratégique globalement positif pour Brussels Airlines"

©Dieter Telemans

Le président de Brussels Airlines et de SN Airholding estime que le virage stratégique du groupe Lufthansa annoncé lundi, est "globalement positif".

Avec Eurowings, Brussels Airlines (SN) allait-elle dans la mauvaise direction ?

Disons que c’était un élément de complications. Car, avec Zaventem comme bulle importante, le réseau de SN apporte toutes ses justifications. D’abord notre réseau long-courrier, y compris nos vols que nous avons désormais de Düsseldorf, mais aussi nos vols de loisirs moyen-courriers avec Thomas-Cook et ceux qui alimentent notre hub de Bruxelles pour des vols plus lointains.

Et si Eurowings développe le court-courrier européen où le low cost se développe, quel avenir pour SN ?

Imaginez-vous des vols Eurowings qui doivent alimenter d’Europe le hub de Bruxelles pour nos vols long-courriers? Une fois encore, c’est très compliqué.

Le groupe Lufthansa demande plus de productivité de toutes les filiales. Est-ce encore possible chez SN ?

Ce n’est pas une mission impossible, mais il faudrait aussi que l’aéroport – et plus particulièrement Skeyes – nous en donne les moyens. C’est de l’unique responsabilité des autorités si nous avons perdu du trafic au début de l’année.

Mais avec un gouvernement en affaires courantes…

Justement, ça fait entièrement partie des affaires courantes, la continuité du service aérien !

Lufthansa demande un plan d’économies pour le troisième trimestre : c’est dans quelques jours…

Oui. Et aussi dans trois mois. Nous avons déjà un programme, un chef de projet et, à la rentrée, on verra si nos objectifs sont atteignables. On verra. Et c’est pour éviter l’incertitude et les inquiétudes à la veille des vacances que nous avons tenu à faire ce conseil d’entreprise extraordinaire.

 

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