Fret aérien: la sécurité doit être à la charge des Etats (IATA)

La sécurité dans le fret aérien doit être à la charge des gouvernements et non des compagnies aériennes, a estimé mardi l'Association internationale du transport aérien (IATA).

"La sécurité relève de la responsabilité des gouvernements", a déclaré Giovanni Bisignani, directeur de l'IATA, lors d'une conférence de presse en marge d'un congrès sur la sécurité dans le fret aérien à Francfort (ouest).

"Je ne vois pas pourquoi les gouvernements assureraient la sécurité dans les stades de football et pas dans les aéroports", a-t-il lancé.

Vendredi deux colis piégés en provenance du Yémen qui devaient être acheminés par avion aux Etats-Unis ont été interceptés en Angleterre et à Dubaï, soulevant le débat sur la sécurité dans le fret aérien, jusqu'alors épargné par le terrorisme.

M. Bisignani a appelé les gouvernements à échanger davantage leurs informations pour parer aux risques terroristes dans le secteur aérien, passager et fret, tout en reconnaissant que la sécurité avait fait "d'énormes progrès" depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Il a toutefois souligné des obstacles techniques et réglementaires. "Il n'existe pas encore de scanners assez grands pour contrôler les palettes de marchandises pour le fret aérien", qui nécessite un contrôle spécifique par rapport au fret maritime ou routier, a-t-il expliqué.

En outre ces scanners géants, qui pourraient être au point "dans quelques années" selon M. Bisignani, poseraient des problèmes de réglementations à cause de la forte émission de radiations dans des environnements très fréquentés comme les aéroports, selon l'IATA.

Le fret aérien représente 0,5% du fret mondial en termes de tonnage, mais 35% en valeur, selon l'IATA.

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