General Electric et Safran font décoller le moteur du futur

Le design du moteur présenté lundi tranche avec les réacteurs traditionnels. ©AFP

Les deux motoristes annoncent un programme de développement technologique pour un futur moteur d'avion qui réduirait de plus de 20% la consommation de carburant par rapport aux moteurs actuels.

Ils resignent pour dix ans. L'Américain General Electric (GE) et le Français Safran prolongent jusqu'en 2050 un partenariat né d'un premier accord en 1974.

Nom de code du programme annoncé ce lundi: "Rise" (Revolutionary Innovation for Sustainable Engines, pour Innovation révolutionnaire pour des moteurs durables), sur lequel les deux partenaires travaillent depuis 2019.

Objectif? "Amener à maturité toute une gamme de technologies innovantes et disruptives pour les moteurs de demain, avec une mise en service qui pourrait se faire vers le milieu de la prochaine décennie", expliquent les deux entreprises dans un communiqué.

Le design du moteur présenté lundi tranche avec les réacteurs traditionnels: deux hélices non carénées qui permettent un meilleur rendement propulsif et donc une diminution de la consommation de carburant.

Le diamètre de ces moteurs qui pourraient équiper la prochaine génération d'avions de ligne sera plus important que les réacteurs actuels, ce qui devrait conduire à les fixer à l'arrière du fuselage ou sous des ailes qui auront été réhaussées.

20%
20% de carburant en moins devrait être consommé par le futur moteur développé en partenariat par Safran et GE.

"Quand nous parlons d'une baisse de 20% de la consommation, c'est par rapport au carburant d'aviation actuel. Si l'on devait mettre juste du carburant durable dans ce nouveau moteur, cela réduirait les émissions de 80% et si c'était de l'hydrogène, qui est un peu le nirvana, cela réduirait les émissions de CO2 de 100%", a plaidé John Slattery, PDG de General Electric Aviation.

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