Jusqu'à 3.000 emplois supprimés chez Ryanair

99% des avions de la flotte de Ryanair sont cloués au sol en raison de la pandémie. Ils devraient y rester au moins jusqu'en juillet. ©REUTERS

Au sol depuis plusieurs semaines en raison de la pandémie du Covid-19, Ryanair sabre dans l'emploi. La compagnie low cost prolonge aussi l'arrêt de ses vols jusqu'en juillet, dans le meilleur scénario.

Michael O'Leary, CEO de Ryanair , l'avait déjà annoncé: les avions ne voleraient pas à vide et aucune mesure supplémentaire sur l'emploi n'était exclue. Ce vendredi, Ryanair confirme ses dires. Il sabre dans l'emploi et son programme de vols. Cette restructuration vise toutes les enseignes du groupe: Ryanair, l'autrichienne Lauda, la maltaise Malta Air et la polonaise Buzz.

100 millions
euros
La pandémie et l'arrêt des activités devraient se traduire, pour la compagnie, par une perte nette de 100 millions d'euros au titre du premier trimestre de son exercice (avril-juin).

Au niveau de l'emploi, jusqu'à 3.000 sur ses 19.000 postes vont être supprimés, principalement parmi les pilotes et le personnel navigant. Des congés sans solde seront rendus obligatoires ainsi que, pour certains, une réduction salariale de 20%.

Michael O'Leary affirme que son salaire sera amputé de 50% jusqu'en mars 2021, date de la fin de l'exercice. Il avait déjà annoncé cette mesure pour les mois d'avril et mai, et l'étendra pour le reste de l'exercice annuel, soit jusqu'à mars 2021.

Pas de vols au moins jusqu'en juillet

Par ailleurs, aucun vol ne sera assuré au moins jusqu'au mois de juillet avec de nouvelles fermetures de bases envisagées.

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La compagnie se dit aussi contrainte de revoir les projets de croissance de sa flotte. Elle négocie ainsi avec Boeing la réduction des livraisons prévues dans les deux prochaines années. De quoi permettre de réelles économies. 

En janvier, la compagnie low cost avait déjà réduit son programme de vol avec un effet sur l'emploi. A Bruxelles-National, 4 avions avaient été supprimés et 28 membres du personnel transférés vers d'autres bases. En cause notamment, la crise de Boeing et ses 737 MAX cloués au sol.

Des comptes dans le rouge

La pandémie et l'arrêt des activités devraient se traduire, pour la compagnie, par une perte nette de 100 millions d'euros au titre du premier trimestre de son exercice (avril-juin). Le groupe explique aussi qu'il détenait au début de cette crise une trésorerie de 4 milliards d'euros.

"Il faudra attendre deux ans, soit l'été 2022, pour un retour à la normale."
Ryanair

Néanmoins si Michael O'Leary affirme vouloir tout faire pour préserver les finances du groupe sans faire appel aux aides d'État, il reconnaît que, cet été, le nombre de passagers transportés devrait fortement chuter à tout au plus 22 millions de personnes contre les 44,6 millions prévues jusqu'ici. Cela représentera au total un manque à gagner de 100 millions d'euros sur son exercice 2020-2021, loin du gain de 154 millions espérés.

"Il faudra attendre deux ans, soit l'été 2022, pour un retour à la normale", précise-t-on chez Ryanair.

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