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L'aérospatial, la carte de visite premium de la Wallonie en Italie

La reprise de plus en plus forte dans le transport aérien et la décarbonation des avions ouvrent de nouvelles perspectives pour les petits sous-traitants qui proposent des technologies novatrices. ©REUTERS

Derrière les poids lourds wallons de l'aéronautique et de l'espace se pressent des PME et des jeunes pousses prometteuses, dont certaines veulent se faire un nom dans ces secteurs dynamiques.

Une - longue - journée pour vendre le savoir-faire aérospatial wallon au cœur de l'Italie industrielle et technologique: c'est le défi que s'est donné l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers (Awex), qui a pris ses quartiers jeudi à Turin, une ville où foisonnent de nombreuses entreprises des secteurs aéronautique et de l'espace.

Une petite quinzaine de sociétés wallonnes, le centre de recherche Cenaero, le pôle de compétitivité Skywin et des responsables des universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont participé à l'événement "Casa Vallonia", une opération de charme express destinée à vanter les atouts de la Belgique francophone.

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"Casa Vallonia est plus concentrée au niveau timing. Le concept a démarré en Espagne à l'initiative d'un de nos conseillers."

Pascale Delcomminette
Administratrice générale de l'Awex.

"Il s'agit d'une approche très condensée, mais à 360°, où on aborde tous les atouts de la Wallonie, qu'il s'agisse de la culture, de l'académique, de l'économie ou du tourisme", explique Pascale Delcomminette, l'administratrice générale de l'Awex. "C'est une formule différente des missions économiques, plus longues, qui ne comprennent pas tous ces aspects comme la culture ou le tourisme et sont plus focalisées sur les missions de l'export et de l'investissement. Le concept a démarré en Espagne à l'initiative d'un de nos conseillers, puis cela a séduit un de nos collègues en Italie et nous espérons que cela essaimera ailleurs."

Centré cette année sur l'aérospatial, l'événement, qui comportait aussi un volet académique et un volet touristique, a surtout attiré des PME comme Dardenne, Any- Shape, X-RIS ou Mecasoft. Les poids lourds wallons de l'aéronautique ont quant à eux moins besoin de ce type d'opération pour étendre leur business. Mais on trouvait également dans la liste des participants quelques start-ups très récentes ou des PME technologiques qui souhaitent se diversifier vers l'aéronautique et l'espace.

La jeune pousse NanoPyro

NanoPyro fait partie de ces très jeunes pousses que le spatial intéresse. Cette start-up nivelloise, créée début 2023, est active dans le développement et la production de nouveaux matériaux énergétiques basés sur les nanotechnologies. "Des matériaux sans métaux lourds, d'une faible toxicité et que l'on peut produire sans déchets" explique le CEO et cofondateur, Laurent Desmaret.

"Le procédé est issu des travaux et des découvertes du professeur Romuald Van Riet, de l'Ecole royale militaire. Comme nous avons tous les deux plutôt un background militaire et que notre réseau est surtout axé sur le secteur de la défense, nous visons d'abord ce domaine, notamment les allumages de poudres. Mais nous visons également dans un second temps le secteur spatial", poursuit Laurent Desmaret.

Isomatex fabrique des renforts fibreux d'origine minérale pour les matériaux composites.

Isomatex espère dévoiler un accord

De son côté, la PME Isomatex a déjà plus d'ancienneté et d'expérience, puisqu'elle est déjà active commercialement, avec des unités de production qui tournent jour et nuit.  Située à Gembloux, l'entreprise fabrique des renforts fibreux d'origine minérale pour les matériaux composites.

Grâce à une recette unique basée sur une sélection pointue de plusieurs minéraux, ces fibres renferment de très hautes propriétés mécaniques, thermiques et chimiques. "Avec nos fibres, on améliore fortement la résistance des composites aux chocs et aux impacts. Nos fibres ont également des performances thermiques extrêmement élevées permettant une isolation thermique et une protection au feu pour des températures au-delà de 1.200 degrés", fait valoir Bernard Voss, responsable du business development et des ventes de la société.

Isomatex, qui a été créée il y a 13 ans, fournit ses fibres notamment pour des équipements sportifs et des navires. Mais elle espère dévoiler prochainement un accord important avec un grand nom de l'aéronautique.

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