L'inspection sociale ne visait pas Ryanair

©BELGA

Contrairement à ce qu'avançait la CNE, la descente de l'inspecton sociale à l'aéroport de Charleroi n'a pas eu lieu dans les bureaux de Ryanair, mais concernait la société de sécurité G4S.

L'auditeur du travail de Charleroi a démenti l'information colportée par la CNE selon laquelle l'inspection sociale serait expressément descendue dans les vestiaires de Ryanair à Charleroi, quelques jours avant un procès opposant le syndicat chrétien et six anciens employés de Ryanair à la compagnie aérienne. La descente de l'inspection sociale concernait un contrôle du bien-être dans le cadre d'une enquête sur un accident de travail chez la société de sécurité G4S, selon l'auditeur.

Le 5 juin, la cour d'appel de Mons examinera un dossier opposant le syndicat CNE et six ex-employés de Ryanair à la compagnie aérienne irlandaise. Ceux-ci avaient intenté une action devant le tribunal du travail de Charleroi visant à obtenir. Le 4 novembre 2013, le tribunal s'était déclaré incompétent, ce qui a entraîné le recours en appel de la CNE.

Vendredi, le syndicat chrétien a averti la presse d'une descente de l'inspection sociale dans les vestiaires de Ryanair. Le permanent CNE, Yves Lambot, se réjouissait de cette intervention pouvant selon lui amener de l'eau à son moulin en vue du procès.

L'auditeur du travail de Charleroi, Charles-Eric Clesse, a toutefois démenti toute visite de l'inspection sociale. "Il s'agit en fait du contrôle du bien-être qui est intervenu à la suite d'un accident du travail qui concerne la société de sécurité G4S", indique Charles-Eric Clesse. "Dans la foulée, les inspecteurs ont également contrôlé les installations de Ryanair, mais leur intervention ne concerne pas du tout le dossier en cours. Il s'agit là d'une instrumentalisation de la presse par la CNE".

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