La CSC dénonce un plan social déguisé chez Brussels Airlines

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Syndicats et directeur des ressources humaines de Brussels Airlines se retrouvaient ce lundi pour évoquer le plan de départs volontaires. Critiques envers ce plan, les syndicats chrétiens (CNE et ACV) n'étaient pas invités à la réunion...

Syndicats et responsable des ressources humaines de Brussels Airlines se retrouvaient ce lundi pour évoquer le plan de départs volontaires souhaité par la direction dans le cadre du plan stratégique Reboot. Pour l'heure, la direction se refuse de parler de plan de licenciements collectifs. "Ce système de plan volontaire est certes unique dans l'aérien, mais il est pratiqué dans d'autres entreprises. Il est financièrement plus avantageux pour le salarié", explique Wencke Lemmes, porte-parole de la compagnie aérienne. "Il les aide à trouver un emploi qui leur convient au plus vite grâce à un coach."

Les salariés qui accepteraient un départ volontaire recevraient outre une prime, un soutien financier équivalent à leur ancienneté pour leur permettre de couvrir le délai de recherches d'un nouvel emploi.

Un plan social déguisé?

Dans le rang des syndicats chrétiens, tant francophone que néerlandophone, ce plan de départ volontaire passe mal. La CNE et l'ACV y voient un plan de restructuration déguisé.

"La direction veut apparemment procéder à des départs volontaires sans approbation de l'Onem, et faire fi des règles d'un plan social prévoyant, outre un reclassement, des indemnités de licenciement. Ils ne pensent pas que ce soit nécessaire", indiquent-ils dans un communiqué.

Les syndicats chrétiens exclus

La semaine dernière, ils ont fait état de leur position à la direction: non à un tel plan volontaire "où en cas d'échec du reclassement, le salarié n'a droit à rien", mais oui à un vrai plan social avec des indemnités compensatoires. Résultat: ils n'étaient pas invités ce lundi à la réunion. "L'analyse différente du plan par la CSC n'est manifestement pas appréciée: seuls les syndicats qui ne sont pas critiques sont les bienvenus pour assister à la consultation." 

Anita Van Hoof, SETCa, déplore cette absence. "Je trouve que c'est une erreur d'exclure le syndicat chrétien. Les trois syndicats doivent pouvoir donner leur point de vue sur le plan pour trouver les meilleures solutions pour tous les travailleurs. Discuter par voie de presse n'est pas bon."

De son côté, la direction dément toute exclusion et explique juste que, dans le cadre de discussions sur le principe même des départs volontaires, il est inutile d'amener à la table ceux qui ont déjà marqué leur opposition. Néanmoins, ils seront les bienvenus pour les étapes suivantes.

Quid de l'emploi?

En attendant, aucun chiffre sur le nombre de départs volontaires n'est encore avancé. Selon le SETCa, les chiffres pourraient être connus à la fin du mois.

La porte-parole indique, elle, que l'idée du plan Reboot a avant tout pour objectif de travailler plus efficacement pour une entreprise durable. "Nous analysons département par département comment être plus efficace. Une fois les résultats connus, nous en parlerons d'abord avec les partenaires sociaux."

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