La mise au sol des Boeing 737 Max sera prolongée

©AFP

En cause, la découverte de dysfonctionnements inconnus dans le logiciel de pilotage du biréacteur. Une nouvelle certification sera retardée, avec ses conséquences financières.

Boeing a annoncé avoir découvert un second problème dans le logiciel de pilotage de son modèle 737 Max 8, dont tous les exemplaires livrés sont actuellement au sol.

Selon le constructeur, il n’est pas lié aux problèmes de système anti-décrochage MCAS rencontrés lors des crashs de Lion Air et d’Ethiopian qui ont fait en tout 346 victimes en moins de six mois. Du coup, les modifications qui devaient être proposées vendredi dernier à la Federal Aviation Administration (FAA) américaine pourraient prendre "plusieurs semaines", a estimé Boeing.

C’est évidemment une mauvaise affaire pour les compagnies aériennes qui avaient déjà pris en compte des 737 Max.

Selon nos chiffres, elles étaient 47 à avoir mis en service quelque 376 appareils. Le premier client est la low cost Southwest qui en avait déjà 34, de même qu’Air Canada, American et China Southern avec, chacune, 24 unités. En Europe, c’est la low cost Norwegian qui tient la tête avec 18 appareils ayant la particularité d’être utilisés sur des liaisons transatlantiques. Enfin, pour sa part, le groupe TUI en a 15, dont 4 en service dans la filiale belge TUIfly.

Pour toutes les compagnies clientes de Boeing – et Ryanair devait justement commencer à prendre en compte ceux spécialement conçus pour elle, le Max 200, dès ce mois-ci –, cela va nécessiter de trouver de coûteux remplacements.

Ryanair va sans doute garder encore un peu ses modèles plus anciens, mais pour une Norwegian, déjà pas en bonne stabilité financière, cela risque de devenir plus problématique car il lui faudrait louer des long-courriers, les 737 actuels n’ayant pas les qualités pour traverser l’Atlantique à pleine charge.

Pour l’heure, pas de souci chez TUI Belgique

Les clients de TUI Belgium n’ont pas de soucis à se faire. C’est ce qu’on nous assure en tout cas du côté de l’aéroport. TUIfly a l’habitude de travailler avec des sociétés qui proposent des vols ACMI (avion, équipage de maîtrise, maintenance, assurances) et, contactées, elles ont déjà répondu favorablement.

Vacances de Pâques exceptées, on est dans une saison plus favorable pour les remplacements d’avions. En été, si cela se prolonge encore, cela risque d’être nettement plus compliqué. Mais tout le monde espère, évidemment, que Boeing aura solutionné tous ses problèmes et reconfiguré les avions cloués au sol d’ici là.

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